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Élections municipales : le PS prend ses distances avec LFI après la mort de Quentin Deranque

Si le numéro 2 du Parti socialiste Pierre Jouvet avait ouvert la possibilité à des accords électoraux au cas par cas pour le second tour des élections municipales, la porte s'est vite refermée après la mort de Quentin Deranque à Lyon.

Pierre Jouvet et Olivier Faure, le 25 février 2025

Crédit : Bastien André / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Marie-Pierre Haddad

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Ne tenant qu'à un fil, l'alliance déjà fragilisée entre la France insoumise et la gauche pourrait vivre ses dernières heures, après la mort de Quentin Deranque, roué de coups à Lyon en marge d'une conférence de Rima Hassan à Sciences Po. L'approche des élections municipales avait relancé les discussions au niveau local entre les membres du Nouveau Front Populaire. Celles-ci semblent avoir fait long-feu.

Si à Avignon ou à Saint-Denis, LFI et le PS se livrent une guerre pour l'Hôtel de Ville, d'autres villes envisageaient une liste commune. Mais les ténors socialistes ont rappelé leurs troupes à l'ordre. 

Sur BFMTV, François Hollande a assuré que les élus PS ne pouvaient "plus avoir d'alliance" avec les insoumis. Pour l'ancien président de la République, LFI est bien un mouvement "d'extrême gauche", comme l'a classifié le ministère de l'Intérieur, pour "avoir accepté d'avoir un lien avec un groupe, en l'occurrence la Jeune Garde qui fait du combat physique son but et sa méthode".

Signe que l'accord électoral est fragilisé : François Hollande a assuré que le PS ne devait pas engager d'alliance au second tour des élections municipales. 

En cas de retrait du candidat LFI...

Jordan Bardella avait appelé à constituer un "cordon sanitaire pour isoler La France insoumise". Tout comme l'ancien député PS David Habib, désormais au sein du groupe Liot, qui a prédit dans L'Opinion le 18 février que "si les socialistes font à nouveau une alliance, même déguisée, ils seront éliminés par les électeurs dont le niveau de colère atteint aujourd’hui des sommets à l'égard de LFI et de ses outrances". "Je suis persuadé que les Français nous seront reconnaissants d’avoir installé ce cordon sanitaire", défend-il. 

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Pourtant, il y a quelques semaines, le Parti socialiste avait ouvert la porte aux alliances au niveau local, au cas par cas. Le secrétaire général du Parti socialiste, Pierre Jouvet, avait déclaré que "chacun, et nous l’avons toujours dit, sera libre de faire au deuxième tour des accords avec celles et ceux qui le souhaiteront dans le périmètre de la gauche et des écologistes".

Le Premier secrétaire du parti, Olivier Faure, a depuis tranché : "Je ne vois pas de cas" où ce serait possible. Tout en ajoutant que des désistements pour le candidat de gauche le mieux placé, y compris LFI, en cas de risque RN, peuvent être envisagés au second tour. La direction du PS confie à Libération : "Il y a une forme d’indécence et de cynisme à se précipiter pour causer tactique électorale alors qu’il y a plein de choses qu’on ignore encore". 

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