1 min de lecture

EN DIRECT - Mort de Quentin Deranque : des premières mises en examen attendues, le procureur de Lyon s'exprime à 17h

Les gardes à vue des onze suspects interpellés dans l'enquête sur la mort du militant identitaire Quentin Deranque touchent à leur fin ce jeudi 19 février. Le procureur de Lyon donne une conférence de presse à 17h. Des premières mises en examen sont attendues.

Une pancarte portant l'inscription "Quentin tué par les milices de Mélenchon" est affichée sur un escalier lors d'une cérémonie d'hommage organisée à Nantes,

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Ce que nous savons pour l'instant
  • Quentin Deranque, 23 ans a été frappé le 12 février par plusieurs personnes encagoulées, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis qui manifestait contre la venue de l'élue. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi.
  • Le procureur de Lyon tiendra à 17h une conférence de presse au moment où se termineront les gardes à vue de onze suspects interpellés mardi soir et mercredi matin dans le cadre d'une enquête ouverte notamment pour "homicide volontaire".
  • Emmanuel Macron a affirmé qu'il n'y avait en République "pas de place pour les mouvements qui adoptent et légitiment la violence", appelant les "extrêmes" à "faire le ménage" dans leurs rangs après la mort du militant nationaliste. 
  • Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet a évoqué, ce jeudi, des "risques avérés de troubles à l'ordre public" pour demander "l'interdiction" d'une marche en hommage à Quentin Deranque qui pourrait se dérouler samedi à Lyon.
Filtrer et afficher les actualités :

Une conférence de Rima Hassan annulée à l'École Normale Supérieure

Une conférence de Rima Hassan programmée par le syndicat FSU le 27 février à l'École normale supérieure de Paris-Saclay a été annulée, après l'agression mortelle à Lyon d'un jeune militant nationaliste en marge d'une conférence de l'eurodéputée Insoumise, a rapporté mercredi la direction de l'école.

Aliette Espieux estime qu'il serait "extrêmement bizarre" que les autorités interdisent l'hommage prévu à Lyon

Questionnée dans RTL Midi sur une possible interdiction de cet hommage, Aliette Espieux assuré qu'elle "avançait main dans la main avec la préfecture" pour organiser cet hommage. Elle estime qu'il serait "extrêmement bizarre" que les autorités prennent le risque de l'interdire, soulignant que l'événement est préparé "main dans la main avec la préfecture et les services de police", ce qui, selon elle, "assure un certain cadre" à son organisation.

Autre point qu'elle juge "très important" : les parents ne seront pas présents. Elle ajoute toutefois qu'ils ont fixé des conditions, lesquelles sont respectées, au même titre que celles imposées par la préfecture.

Aliette Espieux sur RTL : "On parle d'un hommage, pas d'un défilé"

Invitée de RTL, ce jeudi, Aliette Espieux, militante pro-vie et à l’initiative de la marche en hommage à Quentin Deranque, a expliqué que, "pour l’instant", elle n'a reçu "aucun ordre contraire de la part de la préfecture".

Elle a aussi précisé que le rassemblement n'est pas organisé par son groupe lié à ses autres engagements, mais avec des proches et des amis de Quentin, lesquels prendront d'ailleurs la parole ce samedi.

Selon elle, "on parle d'un hommage, pas d'un défilé, pas d'une manifestation dans les rues de Lyon". Elle dément par ailleurs les accusations relayées, selon elle, par "des militants de l’ultra-gauche" distribuant des tracts à la sortie des métros lyonnais et affirmant qu'elle aurait l'intention d'organiser "un défilé de néo-nazis". Ces allégations sont, assure-t-elle, "totalement fausses".

L'avocat des parents de Quentin affirme sur RTL qu'il s'agit d'un "meurtre en bande organisée"

Invité de RTL ce jeudi, Me Fabien Rajon, l’avocat des parents de Quentin Deranque s’est exprimé pour la première fois depuis les interpellations de cette semaine. Face aux accusations selon lesquelles Quentin Deranque aurait été un militant violent, l'avocat réfute fermement : "Ce n’était pas un gros bras d’extrême droite. Très clairement." Il étaye ces faits avec le fait que Quentin n’avait "pas d’antécédent judiciaire, il n’avait pas de casier judiciaire".

Le maire de Lyon demande l'interdiction de la marche en hommage à Quentin Deranque

À deux jours de la marche prévue en hommage à Quentin Deranque, le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a demandé "l'interdiction" du rassemblement, invoquant un "risque réel de débordements violents". 

Évoquant "la crainte de la présence de militants d'extrême droite venus de toute la France et de pays frontaliers" ainsi que des "menaces à l’encontre d'élus et des dégradations de permanences parlementaires", l'édile estime que "l'interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable".

Raphaël Arnault ne sera "certainement pas" exclu ou suspendu du groupe LFI à l'Assemblée, dit Manuel Bompard

Le député Raphaël Arnault, dont deux assistants parlementaires sont en garde à vue dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, ne sera "certainement pas" suspendu ou exclu du groupe LFI à l'Assemblée nationale, a déclaré le coordinateur du mouvement Manuel Bompard.

Il n'en est pas question. En vertu de quelles règles un employeur devrait être responsable des actes commis par ses salariés ?", a justifié Manuel Bompard.  

Emmanuel Macron appelle "les partis extrêmes" à "faire leur ménage"

Le président de la République a affirmé, ce jeudi, qu'il n'y avait en République "pas de place pour les mouvements qui adoptent et légitiment la violence", appelant les "extrêmes" à "faire le ménage" dans leurs rangs après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque.

"Rien ne saurait justifier, ni chez les uns ou chez les autres, et ni même dans un face-à-face qui est mortifère pour la République (...) l'action violente", a-t-il insisté depuis New Delhi où il achève une visite officielle en Inde.

onze personnes en garde à vue

Onze personnes sont entendues par les enquêteurs depuis les interpellations réalisées mardi et mercredi. Sept sont soupçonnés d'avoir joué un rôle direct dans les violences survenues il y a une semaine, les quatre autres le sont pour avoir tenté de les aider à se soustraire aux recherches.


La plupart sont liés à des mouvements d'ultragauche, selon une source proche de l'enquête. Figurent parmi eux deux collaborateurs parlementaires et un ancien stagiaire du député LFI Raphaël Arnault, fondateur du groupuscule La Jeune Garde Antifaciste, dissoute par décret en juin 2025 notamment pour des "violences".

Le procureur de lyon prend la parole à 17h

Le procureur de Lyon tiendra à 17h une conférence de presse au moment où se termineront les gardes à vue de onze suspects interpellés mardi soir et mercredi matin dans le cadre d'une enquête ouverte notamment pour "homicide volontaire".


Vers la fin des gardes à vue

Des premières mises en examen sont attendues jeudi dans l'enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, dont les parents, comme Emmanuel Macron, ont appelé au calme souhaitant éviter une "engrenage de la violence".


L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info