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ÉDITO - Présidentielle 2022 : glaner les 500 signatures, de pire en pire, mais on n'a pas trouvé mieux

Il faut 500 signatures d’élus, maires, parlementaires, élus locaux... Ils sont 42.000 à pouvoir soutenir une candidature. Ce n’est cela dit pas une obligation.

Un vote lors des régionales en France le 20 juin 2021
Un vote lors des régionales en France le 20 juin 2021
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
500 parrainages pour être candidat : un système très imparfait, faute de mieux
02:51
Olivier Bost - édité par Gregory Fortune

Glaner les 500 signatures d’élus : c’est une vraie galère pour certains aspirants candidats à l'élection présidentielle. Ce système est imparfait. Il n’empêche pas des zozos d’être candidats, et il embête des candidats importants qui, parfois, aime faire de leurs difficultés un feuilleton, preuve qu’ils seraient empêchés par le système, le fameux système.

Un petit rappel rapide : il faut 500 signatures d’élus, maires, parlementaires, élus locaux... Ils sont 42.000 à pouvoir soutenir une candidature. Ce n’est cela dit pas une obligation : en 2017, seulement un sur trois l’ont fait. Sachez aussi que depuis 2017, la liste intégrale des signatures est rendue publique.

Justement, c’est cette nouvelle règle qui pose problème. Marine Le Pen explique que les maires, avec leurs noms désormais publiés, n’ont aucun intérêt à donner leur signature, que des ennuis à récupérer, que des habitants viennent leur chercher des poux dans la tête.

Chantages aux subventions ? Accident démocratique ?

D’après la candidate du Rassemblement National, des élus sont même victime de chantages aux subventions : "tu n’auras pas d’argent si tu donnes ta signature". Marine Le Pen redoute qu’un jour il y ait ce qu’elle appelle "un accident démocratique", qu’un candidat que nous qualifierons "d’évident", ne soit pas sur la ligne de départ".

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Cela pourrait-il en effet se produire ? Oui, mais ce n’est pas le plus probable. Certains nous ont habitués à entretenir un suspense inutile, comme Jean-Luc Mélenchon en 2017. Mais il y a pour cette Présidentielle une concurrence particulièrement accrue aux extrêmes. À gauche de la gauche justement, Jean-Luc Mélenchon n’a pas beaucoup d’élus locaux, n’a plus l’aide du Parti Communiste, qui a décidé d’avoir son candidat, Fabien Roussel. 

16 candidats en 2002

À la droite de la droite, c’est encore plus disputé : Marine Le Pen, Éric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan ou Florian Philippot se partagent un petit réservoir de signatures. C'est presque sûr : tous n’y arriveront pas. Reste à savoir qui ça touchera.

Il y a bien un risque d’accident, mais s’agit-il vraiment d’un accident démocratique ? Quelqu’un qui n’est pas capable de recueillir 500 signatures sur 42.000 possibles a-t-il une chance sérieuse de devenir président de la République ? Évidemment non. Il faut bien un tri, et même avec ce tri il y a eu 16 candidats en 2002.

Ils étaient 11 en 2017, avec quand même Jacques Cheminade ou Jean Lassalle, des candidats que nous pouvons qualifiés de "pas très sérieux", sans insulter personne. Pour l’instant, il y a une trentaine de velléités de candidatures pour l’année prochaine. Il faut donc un filtre, forcément imparfait, et qui peut réserver de grosse surprise.

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