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ÉDITO - Présidentielle 2022 : Emmanuel Macron contraint au mouvement

Pris en étau entre les électeurs de Marine Le Pen et les réticents électeurs de Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron doit plus que jamais se mettre en mouvement.

Emmanuel Macron en déplacement dans le Nord, le 11 avril 2022
Emmanuel Macron en déplacement dans le Nord, le 11 avril 2022
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
ÉDITO - Présidentielle 2022 : Emmanuel Macron contraint au mouvement
00:03:09
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L'Edito Politique Olivier Bost
Olivier Bost

Cette campagne de second tour, nous ne le dirons jamais assez, n’est pas un remake de la campagne de 2017. Tout au plus un match retour, où les rôles sont inversés. Marine Le Pen joue en défensive comme si elle menait au score et Emmanuel Macron est contraint de bouger. Sur les retraites notamment, c’est le premier mouvement et pas des moindres. Emmanuel Macron n’aura pas attendu 24 heures après les résultats du premier tour pour revoir la principale idée de son programme : la retraite à 65 ans ce n’est plus un "dogme".

Il est prêt à discuter, "à bouger", a-t-il dit lundi dans le Nord, sur le rythme du passage à 65 ans et pourquoi pas se reposer la question quand les 64 ans seront atteints. Il est même prêt à soumettre cette réforme à référendum. Ce n’est pas un abandon, mais déjà un sérieux doute sur sa détermination réformatrice et ce n’est pas fini. Emmanuel Macron promet aussi de bouger en direction de la jeunesse et de gonfler son programme quasi-vide à ce jour, sur l’écologie
 
C’est assez limpide comme stratégie. Emmanuel Macron veut s’adresser aux électeurs de gauche qui n’ont pas voté pour lui dimanche mais c'est un petit peu plus large que ça. Emmanuel Macron est arrivé premier, il gagne même presque 1 million de voix en 5 ans. Mais il est devenu après un quinquennat, la nouvelle incarnation du système et plus que jamais d’une élite face au peuple. 

Emmanuel Macron veut aussi corriger son image

Il est pris en tenaille entre deux blocs contestataires puissants. C’est cette dynamique contre lui qu’il doit stopper. Il faut regarder qui a voté quoi dimanche, pour comprendre le phénomène. Grosso modo et sans faire de détail, les retraités et les cadres qui gagnent bien leur vie ont voté Emmanuel Macron, c’est la France qui va bien. Ceux qui travaillent ou pas et qui ne bouclent pas leur fin de mois ont voté Marine Le Pen. Les jeunes à l’avenir incertain et les banlieues ont voté Jean-Luc Mélenchon. 

Une part de cet électorat rétif à Emmanuel Macron est sérieusement tentée par Marine Le Pen ou par l’abstention. Un piège identifié par les proches du président sortant. Alors, Emmanuel Macron va faire campagne tout le temps, sur le modèle de la journée de lundi dans le Nord. Avec des heures de bain de foule, de rencontres et de très nombreuses interviews. Il ne va pas se contenter d’amender son programme, il veut aussi corriger son image. 

Lundi, lors d’une réunion de campagne, tous les proches du candidat ont parlé d’empathie. "Il doit montrer qu’il a du cœur, parler avec empathie", dit l’un d’eux. L’empathie, c’est se montrer sensible à ce que vivent les autres, à leur galère. Voilà l’objectif que se donne la Macronie : 15 jours pour réduire cette fracture sociale, béante dans ce premier tour de l’élection présidentielle. 15 jours pour trouver une assise électorale plus large, pour gagner et surtout, pour pouvoir gouverner après.

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