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ÉDITO - Pouvoir d'achat : est-ce vraiment la fin du "quoi qu'il en coûte" ?

Sur le pouvoir d’achat, le gouvernement prépare les esprits à la fin du "quoi qu’il en coûte" contre l’inflation.

Emmanuel Macron, le 31 mai 2022.
Emmanuel Macron, le 31 mai 2022.
Crédit : EMMANUEL DUNAND / AFP
ÉDITO - Pouvoir d'achat : Macron, le doute interdit
00:03:20
ÉDITO - Pouvoir d'achat : Macron, le doute interdit
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L'Edito Politique Olivier Bost
Olivier Bost - édité par William Vuillez

Cela fait des mois que le gouvernement est dans une spirale infernale. Une idée folle même, il creuse la dette de l’État qui était déjà bien creusée, pour atténuer au maximum les effets de l’inflation jusqu’à distribuer des chèques à 38 millions de personnes. L’État emprunte des milliards pour que les Français ne voient pas, comme leurs voisins européens, les vrais prix de l’énergie.

Un arrosage tout azimut pour maintenir le pouvoir d’achat. Tout ça, c’était visiblement quand même avant les élections et c’était avant que les taux d’intérêt ne remontent. C’est-à-dire avant que nous redécouvrions que nous sommes un pays bien endetté. Mais le "quoi qu’il en coûte", va continuer avec la loi pouvoir d’achat, 50 milliards de plus.

Mais des ministres et des responsables de la majorité relative ont commencé à signifier tout ce week-end que c’était le début de la fin. Les aides au pouvoir d’achat seront progressivement bien mieux ciblées vers ceux qui en ont vraiment besoin. Le plus explicite a été Bruno Lemaire, le ministre de l’Économie qui sur LCI a lancé ce qui risque de faire causer. 

À partir d’octobre, ne seront aidés sur les prix de l’essence que ceux qui ne gagnent pas beaucoup et qui ont besoin de leurs voitures pour travailler. Et à partir de 2023 se profile la fin du bouclier tarifaire. Ce bouclier qui a évité des hausses de 30, 40… 50% des prix du gaz et de l’électricité. Là encore, ce sont les Français qui souffrent le plus de l’inflation qui seront désormais aidés. 

Le gouvernement a 3 soucis

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Dans la même veine, toujours ce week-end, Gabriel Attal a prévenu dans le Parisien que nous sommes passés du "quoi qu’il en coûte au combien ça coûte". Aurore Bergé, la présidente des députés Renaissance (ex-En Marche) a estimé qu’il ne fallait pas tomber dans le "n’importe quoi qu’il en coûte". 
 
Le gouvernement a 3 soucis. Il y a des Français qui souffrent vraiment de l’inflation et ce ne sont pas seulement ceux qui gagnent le Smic ou moins. "Les problèmes de prix vont se poser pour des gens qui gagnent jusqu’à 2.000, 3.000 euros par mois", analyse un proche d’Emmanuel Macron. 

Le deuxième souci, ce sont les oppositions qui veulent en rajouter tout en jouant les vertueux. Le gouvernement ne veut pas prendre des leçons d’économie. Et puis dans un débat mal maitrisé à l’Assemblée nationale, 10 milliards d’euros, c’est vite lâché. Le gouvernement raille, à raison, les pistes d’économie proposées par Les Républicains. La lutte contre la fraude ou la fin de l’aide médicale d’État sont une paille dans les centaines de milliards qu’il faudra trouver.

Le gouvernement raille les oppositions mais n’a pas encore donné une seule piste d’économie. Et ça nous amène à son troisième souci, celui des finances. Avec un très ambitieux retour aux fameux 3% de déficit en 2027, il faut commencer à retirer la perfusion. Sur le pouvoir d’achat, le gouvernement prépare donc les esprits à l’inflation, pour ceux qui peuvent la supporter. 

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