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ÉDITO - "Ca m'en touche une sans faire bouger l'autre" : le Président avait vraiment envie de dire ça

Mis en cause dans l'affaire des "Uber Files", Emmanuel Macron a répondu à ses détracteurs lors d'un déplacement mardi 12 juillet. Le chef de l'État assume pleinement ses actions passées.

Emmanuel Macron, le 16 mars 2022
Emmanuel Macron, le 16 mars 2022
Crédit : IAN LANGSDON / POOL / AFP
ÉDITO - Le Président avait vraiment envie de dire ça
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L'Edito Politique Olivier Bost
Olivier Bost - édité par Florine Boukhelifa

Il est bon d'être attaqué et critiqué, cela permet de répondre et de s'affirmer. C'est exactement ce qu'a fait Emmanuel Macron ce mardi 12 juillet avec l'affaire Uber, alors qu'il lui est reproché d'avoir facilité l'implantation de la controversée entreprise américaine en France lorsqu'il était ministre de l'Économie de François Hollande.

Pour ne pas donner l'impression de se défendre comme un fautif, il suffit d'assumer : "Je le referais demain et après-demain", a ainsi déclaré le chef de l'État. Emmanuel Macron a pris sept minutes pour s'expliquer sur cette histoire, une explication en trois volets tout à fait préparée et construite. Premier volet. Emmanuel Macron assume, donc.

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Il revendique d'avoir rencontré des chefs d'entreprise, il s'agissait de son travail de ministre de l'Économie. Il a facilité la création d’emplois qui ont été une porte d'entrée vers le travail pour de nombreux jeunes de quartiers avec pas ou peu de diplômes et souvent discriminés. Grâce aux attaques des oppositions, Emmanuel Macron s'offre un retour à ses fondamentaux : il est contre les rentes et pour l’émancipation. Uber en était le symbole, voilà ce que viendrait rappeler cette affaire. Dans un quinquennat poussif, retrouver un marqueur politique initial est comme retrouver une jeunesse, c'est inespéré.

Macron réaffirme son identité de réformateur

Le deuxième argument de cette contre-attaque est une formule choc. L'expression qui écrase tout : "ça m’en touche une, sans faire bouger l’autre". Emmanuel Macron cite une expression de Jacques Chirac que l'ancien Président n'a jamais dit en public. Ce n'est pas un détail. Sans jouer les âmes sensibles, le registre de langage est assez fleuri dans la bouche d’un Président, mais tant mieux si cela choque, c'est le but.

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Des oppositions sont tombées dans le panneau avec le refrain : "un Président ne devrait pas dire ça", alors que la vraie question est plutôt de se demander : "Un Président a-t-il besoin de dire ça ?". Visiblement, la réponse est oui dans le moment politique particulier dans lequel nous sommes.

Emmanuel Macron repart à l’offensive après des semaines de flottement. "Il faut absolument sortir de l’impression d’un long faux plat", décrit un responsable de la majorité. L’histoire Uber est parfaite pour ça. Grâce aux attaques de la France Insoumise, Emmanuel Macron parle à ses électeurs. Il réaffirme son identité politique de réformateur. Sur ce plan, le premier quinquennat a été très perturbé et décevant. Mais ça tombe bien, il y en a un second de quinquennat et il commence seulement.

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