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ÉDITO - Guadeloupe : une situation très explosive et a très fort enjeu politique

Emmanuel Macron a parlé le 22 novembre d’une situation ‘très explosive’ en Guadeloupe… Comment le gouvernement fait-il face à cette crise ?

Un blocus de manifestants au rond-point de Perrin Les Abymes, en Guadeloupe, le 17 novembre 2021.
Un blocus de manifestants au rond-point de Perrin Les Abymes, en Guadeloupe, le 17 novembre 2021.
Crédit : Carla BERNHARDT / AFP
Guadeloupe : Situation très explosive pour Emmanuel Macron
02:42
Guadeloupe : Situation très explosive pour Emmanuel Macron
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Olivier Bost

La situation en Guadeloupe renvoie très directement, même à plus de 5.000 kilomètres de la métropole, a 2 défis pour Emmanuel Macron. Le défi de l’autorité, nous y revoilà et le défi de tout ce qui n’a pas changé, qui n’a pas été fait.

La Guadeloupe est un peu près dans le même état économique social qu’il y a 10 - 12 ans, lors des dernières grandes grèves de 2009. Sur le défi sécuritaire, la réponse est désormais là. C'est la réponse la plus immédiate, la plus urgente et aussi, la plus facile à mettre en œuvre. Il y a des mots, une fermeté rappelée le 22 novembre au soir par Jean Castex et il y a des renforts en force de l’ordre. 

Il faut mettre fin aux images de barrages, de violences, de pillages, à ces images intolérables. Mais surtout, le gouvernement, m’a expliqué un conseiller veut absolument décrocher très vite les casseurs de toutes les autres revendications : les anti-vaccins, la vie chère, les discours contre la métropole, contre le racisme. Tout ça est un mélange détonant,  très désordonné qui ne doit surtout pas coaguler, se retrouver dans un même mouvement, car là, ce serait parti pour 40 jours de blocage. Une situation ingérable à 5 mois d’une présidentielle pour une majorité sortante.

Une situation d'un tout autre enjeu en métropole

En métropole parce que les candidats à la présidentielle s’en sont déjà saisis, chacun dans leurs couloirs. La droite demande de la fermeté, la gauche, une réponse sociale. Et en Guadeloupe, la présidentielle est une fenêtre pour pousser des revendications. Le syndicaliste Eli Domota, déjà là en 2009, a refait surface, il est très doué pour l’agitation pour prendre tout ce qui ne va pas et emmené les autres…

Rien n'a changé dans les Antilles

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L’économie reste concentrée et ne s’est pas diversifiée : c’est service public, grande distribution et tourisme. La situation sociale est catastrophique : il y a deux fois plus de pauvreté qu’ailleurs et tout est plus cher. Les jeunes n’ont aucune perspective…Tout cela alimente une défiance, une rancune vis-à-vis de la métropole. Hier soir, Jean Castex a promis en 2 petites phrases un accompagnement social et une relance de l’emploi sans en dire plus. L’issue de cette crise n’est pas encore acquise, un vieux connaisseur du dossier m’a résumé la situation : "On joue les gros bras, mais tout ça peut encore se finir avec le ministre flanqué dans un avion pour aller négocier et qui finira par céder".

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