18 min de lecture Présidentielle 2017 : les essentiels

Débat présidentielle 2017 : revivez le match Macron face à Le Pen

MINUTE PAR MINUTE - À trois jours de l'élection présidentielle, Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont tenté de prendre l'avantage sur leur adversaire, tout en séduisant les électeurs indécis.

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Débat présidentielle 2017 : les temps forts de l'affrontement Macron-Le Pen Crédit Image : Eric FEFERBERG / POOL / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date : La page de l'émission
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

"Candidat du système" ou "héritière" ? Le débat de l'entre-deux-tours avec Emmanuel Macron et Marine a commencé par de multiples attaques de la part des deux candidats. Entre le cas de l'usine Whirlpool, la GPA, le chômage et les retraites, la candidate du Front national et le candidat "En Marche !" s'affrontent, ce mercredi 3 mai. 

Selon Marine Le Pen, "Monsieur Macron est le candidat de la mondialisation sauvage, de l'ubérisation, de la précarisation, du communautarisme, de la guerre de tous contre tous", "tout cela piloté par Monsieur Hollande à la manœuvre". Après cette attaque frontale, le candidat a répliqué à son tour : "Vous n'êtes pas la candidate de l'esprit de finesse" ni "de la volonté d'un débat démocratique équilibré et ouvert". Il a opposé "l'esprit de conquête" qu'il incarnerait à "l'esprit de défaite" de la candidate du FN. "Je n'ai jamais été président de la République ou Premier ministre, je vais faire le maximum pour remédier à cela".

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Retrouvez le débat entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron

23h45 - 

"2017, Le débat" : lequel des deux candidats vous a-t-il le plus convaincu ?
Nombre de votes : 95495 *Sondage à valeur non scientifique
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23h25 - Les candidats font leur conclusion

Marine Le Pen : "Objectivement les Français ont pu voir quel était le projet de monsieur Macron et le mien. On dira que je suis ringarde mais j’aime la France telle qu’elle est avec sa culture, sa langue, son patrimoine, avec ses frontières qui font que sans frontières il n’y a pas de pays libre et indépendant, avec son peuple qui mérite mieux que d’être jeté dans une guerre fratricide visant à obtenir un maximum de profits pour eux-mêmes. C’est la France que vous voulez vous. Une France ouverte à tous les vents. Vous êtes le candidat de la fermeture des usines, des maternités, des postes de police, des hôpitaux. La seule chose que vous ne voulez pas fermer : les frontières. Vous voulez livrer la France à une immigration massive, les grands patrons n’attendent que ça. C’est pour ça que vous êtes allés en Algérie réclamer une autoroute migratoire entre la France et l’Algérie, vous êtes entre les mains des communautaristes".

Emmanuel Macron : "Marine Le Pen a utilisé sa conclusion toute entière pour dire des mensonges sans dire ce qu’elle veut pour le pays, je ne veux pas des profiteurs de l’échec et des exploitants de la colère. la France mérite mieux que cela, la France est dans une crise profonde qui est une crise morale et qui est liée à l’échec de politique depuis plus de 20 ans, l’échec d’une capacité à créer l’unité car certains jouent de ces colères. J’ai entendu ces colères, ces doutes, ces manques je veux y répondre par le courage d’abord de la vérité je ne vous ai jamais menti et promis des cadeaux et des choses invraisemblables. Le courage de tenir notre école et l’autorité dans celle-ci  (...), la culture qui est la nôtre et qui est partout dans le monde est là, notre pays qui a toujours été fort dans une Europe forte qui le protégera, dans une monde ouvert, pas ouvert à tous les vents, mais un monde qui peut le protéger. Je veux un esprit de conquête avec des vrais réformes et des changements, nous le ferons ensemble en étant fidèle à ce que nous sommes, nous sommes un pays généreux, des limites et pas de l’obscurantisme. C’est cela ce que je veux et c’est cela que je mènerai".

23h19 - Voici le moment de la carte blanche

Emmanuel Macron : "Je veux avoir un mot pour les personnes vivants en situation de handicap. Je veux avoir des réponses pragmatiques. Je revaloriserai l'allocation  pour les handicapés. Je créerais tous les postes d'auxiliaire de vie"

Marine Le Pen : "Avec Nicolas Dupont-Aignan, nous avons le projet le plus complet et qui tient compte de l'intégralité des problématiques. Il y a ce qu'on promet et ce qu'on ne respecte pas. Je n'ai pas de thème choisi, c’est une philosophie générale, la France que vous défendez n’est pas la France, c’est une salle de marché, c’est la guerre de tous contre tous, où les salariés devront se battre pour préserver leurs emplois, les entreprises entre elles devront se battre pour avoir la durée de travail la plus longue pour essayer de conserver les marchés entre elles. Ce n’est pas la vision qui est la mienne. Je crois à la solidarité, je crois que la France est une nation avec une culture, avec un peuple, avec une espérance qui est l'espérance de pouvoir continuer dans des conditions respectueuses à commercer avec les autres nations du monde, rétablir une diplomatie, la France a été jetée dans le chaos par vos amis politique. Il est temps de remettre en ordre et faire le choix de la France".

Emmanuel Macron : "On vous demande une carte blanche et vous salissez l'adversaire. Votre projet c'est de dire au peuple français, cette personne est atroce. C'est ce qui vous nourris, ce qui a nourri votre père. La France que je veux elle vaut beaucoup mieux que ça. Je veux une France réconciliée".

23h10 - Est-ce que vous considérez qu'il faut baisser le nombre de parlementaires ?

Emmanuel Macron : "Oui je suis favorable à la baisse du nombre de parlementaires. Il faut le baisser d'un tiers. Je souhaite aussi instaurer une dose de proportionnelle. Je suis favorable à la loi sur le cumul des mandats et je veux ajouter un non cumul des mandats, limité dans le temps à trois mandats (...) Le parti des affaires, c'est le vôtre, pas le mien (...) Vous n'êtes pas digne d'être garante des instituions car vous ne les respectez pas. La France mérite mieux que vous".

Marine Le Pen : "Le parti des affaires c’est le mien ? J’espère qu’on n’apprendra rien dans les prochains jours ou semaines. Personne n’a compris les explications que vous aviez donnés sur votre patrimoine".

23h06 - Votre école, elle ressemble à quoi ?

Marine Le Pen : "L'école a été saccagée par les socialistes. On a mis en place des apprentissages pour les enfants de leur langue d'origine, on leur a demandé de construire leur savoir, on a effondré l'autorité du maître. Il faut revenir à une école qui transmet dans la discipline. Cela fait des années que l'on laisse penser à nos jeunes qu'avec un Bac+5 ils auront un emploi. Ce n'est pas le cas. Je veux qu'à l'université, ce soit le mérite et non pas un tirage au sort. Je souhaite que la laïcité s'applique. Le niveau d'enseignement est bas et il y a une sélection par l'argent et la naissance. C'est tout à fait contraire à notre idéal européen". 

Emmanuel Macron : "Mon projet est de concentrer les moyens sur l’école primaire. Il y a 20% des élèves qui ne savent pas lire au CM2, qu’on va retrouver dans les jeunes qui sortent sur système à 18 ans sans emploi ni formation. La mère des batailles c’est l’école primaire. Je veux rétablir les heures d'enseignement dont le français, l’enseignement du latin au collège, les travaux dirigés, les classes bilingues. Dans les ZEP, je veux qu’on réduise le nombre d’élèves par classe en CP et CE1, 12 élèves par classe, 12.000 postes d'enseignants. Les jeunes modestes ont un diplômes et ne savent pas où aller. C’est le sens de la réforme pour l’université aussi, où je souhaite la transparence sur les filières universitaires, on doit savoir le nombre de jeunes qui finissent une formation et si il y a un emploi à la clé. Dernier point à développer est l’apprentissage. Il faut en simplifier les règles et les rapprocher de ceux qui embauchent. C’est le projet que j’ai pour l’école et la formation des jeunes, le premier chantier de la reconstruction et  transformation du pays".

22h56 - Quelle politique adopter avec Vladimir Poutine et Donald Trump ?

Emmanuel Macron : "La ligne que je veux avoir pour la France est une ligne gaullo-miterrandienne, c’est l'indépendance de la France. Je veux une France forte qui soit crédible et forte en Europe car notre monde est déstabilisé sur le plan économique avec une guerre sans merci et sur le plan de la sécurité international car le terrorisme se joue en dehors de notre frontière aussi dans la zone Saharienne, en Irak, Syrie, et par une recomposition des alliés, je veux une France qui sache construire la paix. Quant à Poutine, il est autour de la table sur plusieurs sujets - le conflit ukrainien, et le conflit en Syrie où il doit être autour de la table, mais en aucun cas je ne serai soumis au diktat de Poutine c'est ma différence avec le projet de Marine Le Pen qui est soumise à Poutine : soumission financière de son parti  et à l’égard des valeurs qu’il porte qui ne sont pas les nôtres".

Marine Le Pen : "On voit toute la différence entre nos projets. La France doit redevenir la France. Elle doit retrouver son indépendance. Pour l'obtenir, il faut qu'elle ne se soumette pas à la vision impérialiste des uns et des autres. Nous avons toutes les raisons d'engager des négociations avec la Russie. Je me moque de savoir les relations entre les États-Unis et la Russie (...) Vous avez réussi à vous facher avec tout le monde. Ce n'est pas la manière de faire de la diplomatie"

22h32 - Quelle est leur vision de l'Europe ?

Marine Le Pen : "L'UE aura laissé la place à l'alliance européenne. Les pays conserveront leur souveraineté et maîtriseront leurs frontières, garderont la maîtrise de leur monnaie (...) Nous ferons du protectionnisme intelligent et la maîtrise de nos accords commerciaux. Je sais que Monsieur Macron est en faveur du CETA et du TAFTA. Je souhaite entrer en négociation pour organiser une conférence des chefs d'État et de gouvernement, faire un référendum constitutionnel, ce sera en septembre. Parallèlement, je mettrai en place les mesures que je peux mettre en place sur le plan économique. Il y a la possibilité d'aller à l'encontre des mesures européennes, comme la directive des travailleurs détachés. À l'issue de ces négociations, je ne ferai rien contre le peuple français (...) Je me tournerai vers les Français et je leur livrerai la négociation. JE leur demanderai s'ils estiment que c'est suffisant ou non. J'ai dit six moi, c'est un délai indicatif. L'important, c'est d'obtenir cette négociation"

"L'euro c'est important. Ce n'est pas qu'une politique. On sort ou pas de l'euro ? On revient au franc ?", demande Emmanuel Macron. "Je veux renégocier pour qu'on s'en libère. Non on ne payera pas avec de l'euro. Les banques centrales et les entreprises le feront mais pas pour les Français, les particuliers et les petites entreprises. Les Français auront une monnaie dans leur portefeuille et qui permettra de retrouver du pouvoir d'achat", répond Marine Le Pen.

Emmanuel Macron : "Une grande entreprise ne pourra pas payer en euro d'un côté et ses salariés en franc de l'autre. Notre dette elle sera payée en euro ou en franc ? C'est le grand n'importe quoi du projet de Marine Le Pen. La Grande-Bretagne n'a jamais été dans l'euro. Je suis contre tout ce que dit Madame Le Pen. Qui joue avec les peurs ? C'est vous. La grande prêtresse la peur, elle est en face de moi. Sortir de l'euro est un projet mortifère et votre bidouillage avec Nicolas Dupont-Aignan est mauvais. L'éleveur du Cantal aujourd'hui achète ses produits à l'étranger et il payera ses salariés en franc ? Vous allez décidé pour les autres ? Pour les 27 pays et leur expliquer qu'ils font sortir avec vous ? Tout cela n'existe pas deux secondes (...) La France n'est pas un pays fermé. Je suis le candidat d'une France forte, dans une Europe qui protège". 

22h22 - Que signifie la tolérance zéro ?

Emmanuel Macron : "10.000 postes de policiers et de gendarmes sur le territoire (...) Je veux recréer une police de proximité. Je leur donne deux pouvoirs. D'amende : Je veux qu'un fonctionnaire de police ou de gendarmerie sanctionne, comme pour les délits routiers. C'est plus efficace qu'un classement sans suite (...) Si elle n'est pas réglée, il y aura une procédure pénale. Il faut que nos forces de police puissent, avec l'autorisation du juge, leur demander de ne pas rester là. C'est une procédure accélérée de 48 heures. Outre ses moyens, je veux que notre justice soit intraitable. Toutes peines prononcées seront exécutées.Je reviendrai totalement sur la réforme pénale Taubira".

Marine Le Pen : "Vous êtes l'héritier de François Hollande qui vous soutient deux fois par jour. Pourquoi vous n'acceptez pas cet héritage. Vous êtes parti du système pour pouvoir organiser votre campagne". 

22h12 - Que fait-on des Français qui se radicalisent ?

Emmanuel Macron : "On doit s'interroger quand des jeunes Français qui sont nés en France, qui ont grandi en France, suivent des fanatiques et détruisent notre pays. Je veux mener une guerre intraitable hors de nos frontières. Il y a des déséquilibrés dans celles et ceux qui se radicalisent, il faut avoir un travail préventif. Notre République doit donner une place à chacune et chacun. Nous devons mener une lutte intraitable, avoir une tolérance zéro (...) Notre République enclave, nous avons une part de responsabilité. En tant que chef des armées, je serai intraitable et je mènerai la lutte sur tous les plans. Le piège qu'ils nous tendent, c'est ce que vous portez, la guerre civile. Lutter contre les terroristes, ce n'est en aucun cas céder à ce piège".

Marine Le Pen : "Je défends la France en toutes circonstances. Est-ce que vous ne croyez pas que vous avez une responsabilité de la haine qui se développe quand vous allez en Algérie pour dire que la France a commis un crime contre l'humanité (...) La radicalisation doit être gérée par les tribunaux. On arrête toutes les associations sportives, sociales, culturelles qui se sont développées dans lesquelles il y a des revendications religieuses"

Emmanuel Macron : "Je ne suis ni dans la repentance, ni dans le déni. Vous avez insulté beaucoup de Français et de Françaises sur la rafle du Vel d'Hiv". "Tout ce qui vise à alléger la responsabilité du régime de Vichy est mal venue. Cette utilisation en dit beaucoup sur vous", répond Marine Le Pen. 

22h08 - Emmanuel Macron : "Sur l'UOIF, si ils prononcent, invitent ou mènent des activités contraires aux lois de la République, je la supprimerai. Ces gens-là, je ne les connais pas, je n'ai pas de relation avec eux. Ce cynisme c'est le votre, allez chercher dans vos archives. Ce débat a un mérite formidable, c'est de pouvoir vous entendre tenir des propos en faveur des homosexuels et des juifs. Je ne plaisante pas, ne mentez pas. L'UOIF, c'est chez vous qu'elle va faire des réunions publiques". 

22h01 - Les deux candidats débattent sur leurs mesures sur le terrorisme

Marine Le Pen : "La sécurité et le terrorisme est une problématique absolument majeure, totalement absente de votre projet : aucune proposition qui tienne la route, c'est à dire que la sécurité physique de nos compatriotes et la lutte contre le terrorisme vous ne voulez pas le mener. Contre le terrorisme il faut retrouver nos frontières nationales tout de suite, je le ferai immédiatement après mon arrivée au pouvoir. il faut qu’on expulse tout de suite les fichiers S étrangers sur nos territoires : tous ceux qui ont un lien dehors. Tous ceux qui sont binationaux on mettra en place la déchéance nationalité. Je sais que vous êtes contre cela".
 
Emmanuel Macron ironise : "Vous me laisserez expliquer mon projet, expliquez le votre. Ça va les terroriser la déchéance, ceux qui veulent se faire sauter, c'est un débat qui a déjà eu lieu, ça ne règle rien, mais continuez. La déchéance de nationalité ne fait pas trembler il faut aller plus profond et plus concret".

Marine Le Pen : "Avant qu’ils aient commis l’attentat, déchéance de nationalité, expulsion immédiate déjà tous ceux là ne sont plus sur le territoire et nos policiers et gendarmes peuvent surveiller un nombre réduit. Laisser 11 000 personnes de fichiers S pour fondamentalisme islamiste c’est une véritable honte. Le lendemain de l’attentat sur les Champs-Elysées vous avez dit : je ne vais pas inventer un programme dans la nuit contre le terrorisme (...) Il faut s'attaquer à la racine du mal. Il faut fermer les mosquées salafistes, les dealeurs de haine. L'UOIF, c'est une association islamiste qui soutient Monsieur Macron. Il faut s'attaquer à l'intégralité de ces associations. Il faut éradiquer l'idéologie du fondamentalisme et vous ne le ferez pas Monsieur Macron, parce qu'ils vous tiennent"

Emmanuel Macron : "Le terrorisme est ma priorité. Sur les fichés S, ce sont des fiches de renseignement. Tous les mettre en prison ou hors des frontières n'aurait pas de sens. Depuis le début des attentats, un quart était fiché S. Je suis pour une mesure plus chirurgicale. Le renseignement a été démantelé. Tous nos territoires sont touchés par le terrorisme. Je vais créer une 'task force' qui coordonnera les services de renseignement. La fermeture des frontières, ça ne sert à rien (...) Nous avons besoin d'une plus grande collaboration entre les pays européens. Madame Le Pen vous avez été contre toutes les réformes que l'Union européenne a porté contre le terrorisme".

21h50 - À quel âge les Français doivent-il partir à la retraite ?

Marine Le Pen : "60 ans et 40 annuités. Je m'engage pour que ce soit le cas dès la fin du quinquennat". 

Emmanuel Macron : "Marine Le Pen propose de partir à 60 ans, ça coûte 30 milliards". "Non 17", répond Marine Le Pen. "C’est infinançable, c’est ce qui avait été fait par François Mitterrand à une époque où l'espérance de vie était plus basse. Je propose de garder un système par répartition : les actifs paient pour les retraités. Si Marine Le Pen met en place son projet, soit on augmente les cotisations, soit on baisse les pensions. On ne peut pas expliquer qu’on va mettre la retraite à 60 ans sans expliquer comment on finance", reprend Emmanuel Macron. 

21h41 - Comment sauver le système de protection sociale ?

Marine Le Pen : "Il y a beaucoup d'économies à faire, sans baisser les prestations données, avec la vente de médicaments à l'unité. Il y a l'offre de soins aussi avec la difficulté de la désertification médicale. Il faut augmenter le numerus clausus. Nous n'avons pas assez de médecins. Il faut mettre en place un stage d'internat de six mois, proposer des baisses de fiscalité des médecins qui sont à la retraite pour leur proposer de rester (...) Nous ferons en sorte que le prix des médicaments baisse. Il y a un bras de fer à faire avec les laboratoires".

Emmanuel Macron : "80% des médicaments sont faits à l'étranger. Comme vous taxez les importations, les prix des médicaments vont augmenter (...) Je souhaite une clarification de la relation entre la Sécurité sociale, les mutuelles et les professionnels. Je vous défis de comparer votre contrat de couverture avec votre voisin. C'est impossible de trouver la même chose. Je suis pour la fin du numerus clausus. Ça prendra dix ans et on  doit tout faire pour améliorer la prévention dans les écoles". 

"Le système de santé est noyé par l'immigration clandestine (...) Dans la loi 'Macron El-Khomri' on retire les moyens de faire de la prévention santé", dit Marine Le Pen.

21h35 - Les deux candidats s'affrontent sur la Gestation Pour Autrui (GPA)

Marine Le Pen : "Vous êtes en train de créer des filières de GPA à l’étranger, c’est ignoble sur le plan de la commercialisation du corps humain et c’est cynique et hypocrite".  Emmanuel Macron lui répond : "Je suis totalement contre la GPA, vous préférez laisser un enfant sans droit, c’est votre vision de l’humanité, pas la mienne". "Y compris au prix de la commercialisation des femmes, un nouvel esclavage moderne", ajoute Marine Le Pen. "Je suis contre le fait qu’un enfant qui n’a rien demandé à personne ne pâtisse de cela", explique Emmanuel Macron.

21h28 - Les thèmes de l'impôt et du pouvoir d'achat sont abordés : 

Emmanuel Macron : "Je propose de faire des économies pour faire baisser les impôts des entreprises et des ménages. Si on ne fait pas d'économies, on ne peut pas baisser les impôts. L'État est en déficit, je propose de faire 60 milliards d'économies pour faire baisser notre déficit de 40 milliards d'euros. Si la croissance se porte mieux que ce que j'ai prévu, je réaffecterai ce que qu'on gagnera sur la baisse d'impôts". 

Marine Le Pen : "Vous voulez baisser la taxe d'habitation mais vous voulez augmenter la CSG pour les travailleurs et les retraités". 

Emmanuel Macron répond : "Je veux aller au bout de ce système où l'assurance chômage est universelle. Je finance le chômage par l'impôt. Je supprime pour tous les travailleurs les cotisations chômage et santé. Ils auront un gain de pouvoir d'achat".

Marine Le Pen : "Si vous retirez les aides au logement, il y a une série de personnes qui ne pourront plus se loger. Je veux que l'aide soit augmenté. Je pense aux familles aussi, parce que vous n'y pensez pas, avec l'universalité du quotient familial. Je suis la candidate du pouvoir d'achat, vous êtes le candidat du pouvoir d'acheter et de dépecer la France. Dans votre société, tout est à vendre et à acheter, les hommes sont à acheter. Vous ne voyez les rapports humains que par rapport aux dividendes que cela peut rappeler. Dans ma vision, tout n'est pas à vendre et ne fait pas l'objet d'un poids financier, la France c'est bien autre chose".

Emmanuel Macron : "C'est une civilisation ouverte avec ce que vous portez. Ce n'est pas la xénophobie ou de supprimer les crédits au planning familial. Vous avez une vision de la famille qui n'est pas celle de la France". "C'est leur argent (...) Vous avez la position du candidat choisi par défaut. Vous devriez faire preuve de moins d'arrogance", martèle Marine Le Pen. "Vous mentez en permanence. Vous faites une liste que vous ne chiffrez pas. Je veux juste que nos concitoyens sachent que je les soutiendrai. Avec vous, quelqu'un va payer. Je dis que votre projet est un projet caché", répond le candidat "En Marche !"

21h15 - Faut-il revenir sur les 35 heures ?

Marine Le Pen : "Je veux que les négociations aient lieu par branche. Monsieur Macron par entreprise, c’est fratricide, car cela engendrera une concurrence nationale déloyale".

Emmanuel Macron aborde le sujet de l'usine Whirlpool : "Pendant que vous faisiez votre numéro avec les caméras, j'étais avec l'intersyndicale. Ils ont bien compris que vous ne proposez rien. Je vais me battre pour la reprise du site industriel. C'est un vrai combat. Je suis infiniment plus crédible que vous. J'ai eu des victoires, j'ai eu des échecs mais je me suis battu. Jamais, je n'ai fait ce que vous avez fait : allez profiter de la détresse des gens".

21h07 - Que proposent les candidats sur le chômage ?

Emmanuel Macron : "Le problème de la France depuis 30 ans est le taux de chômage. Nous somme les seul pays d’Europe qui n’a pas réussi à endiguer ça. Le taux de chômage des jeunes est très important. Face à ça il faut donner à nos PME la possibilité de créer davantage d’emplois, d’être plus flexible, de s’adapter aux cycles économiques. Je veux de la simplicité pour créer un droit à l’erreur".

Le candidat d'"En Marche !" souhaite mettre en place un "droit du travail qui n'est pas comme aujourd'hui déterminé partout pour tout, mais qui puisse renvoyer à des accords majoritaires". "Une entreprise qui peut négocier un accord majoritaire avec les représentants, qui organise différemment, peut davantage faire face aux risques économiques et à la concurrence", ajoute-t-il.

Marine Le Pen : "Monsieur le ministre de l'Économie ou le conseiller économique auprès de François Hollande, si vous avez la recette pour réduire le chômage, pourquoi est-ce que vous n'avez pas fait profiter Monsieur Hollande de vos recettes ? Pourquoi vous présentez-vous à la présidence de la République ? Votre politique a été catastrophique. Vous avez les vôtres (...) Vous êtes la France qui se soumet à la concurrence déloyale (...) Vous n'avez pas d'esprit national".

Emmanuel Macron répond : "Dans le projet que je porte, je propose de baisser l'impôt sur les sociétés. Vous ne proposez rien, vous êtes depuis toute à l'heure dans l'insinuation. Les Français et les Françaises méritent mieux que cela. Ils méritent d'avoir la vérité plutôt que les insinuations (...) Madame Le Pen ne veut pas faire un débat sur le fond. Nous avons besoin pour les TPE-PME de simplicité, d'avoir plus de pragmatisme. Il n'y a pas de fatalité, vous ne proposez rien. je propose de créer de l'emploi pour les indépendants, des TPE-PME et les industriels".

21h02 - Les deux candidats commencent par une introduction générale. 

Marine Le Pen : ""Ecoutez je suis extrêmement heureuse de la manière dont se déroule ce second tour parce que la réalité c’est que le choix politique est clair : Emmanuel Macron est le choix de la mondialisation sauvage, de l’uberisation, de la précarité,  de la guerre de tous contre tous, du saccage économique notamment de nos grands groupes du dépeçage de la France, du communautarisme (...) Les Français ont pu voir le vrai Macron dans ce second tour: la bienveillance a fait place à la médisance, le sourire étudié se transforme en rictus au fur et à mesure du meeting, l'enfant chéri du système et des élites, a tombé le masque" 

Emmanuel Macron : "Vous avez démontré que vous n'êtes pas la candidate de l'esprit de finesse, de la volonté d'un débat démocratique. Vous êtes la véritable héritière d'un parti politique. Vous avez porté cet héritage et depuis 40 ans vous avez des Le Pen (...) Vous voulez remettre les frontières comme si ça allait régler le problème. La France a toujours réussi dans le monde, ce qui fait sa force c'est qu'elle rayonne partout. Il y a énormément de changements à faire". 

20h30 - Pourquoi les duels d'entre-deux-tours sont-ils si millimétrés ? 

Présidentielle 2017

20h14 - Pendant un long moment de la journée, l'organisation du débat s'est faite autour de la délicate question des plans de coupe. Pourquoi ? La réponse dans notre éclairage.

20h00 - Quels sont les enjeux du débat pour la candidate soutenue par le Front national et le candidat d'"En Marche !" ? Au micro de RTL, Emmanuel Rivière, directeur général France de Kantar Public estime qu'Emmanuel Macron doit convaincre qu'il a de meilleures raisons que le simple refus de Marine Le Pen". 

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Débat présidentielle 2017 : les temps forts de l'affrontement Macron-Le Pen Crédit Image : Eric FEFERBERG / POOL / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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