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Sébastien Lecornu, sur le perron de l'Élysée, le 28 janvier 2026
Crédit : Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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C'est une bonne nouvelle pour le gouvernement Lecornu. Vendredi 27 mars, le Premier ministre a affirmé sur X qu'il envisageait "avec prudence" de passer "sous les 5%" de déficit public en 2026, après l'annonce par l'Insee d'un déficit pour 2025 de 5,1% du PIB. Le chiffre publié par l'institut est inférieur de 0,3 point à la prévision du ministère de l'Économie, qui était de 5,4%. Cette amélioration a entraîné une diminution du ration de la dette publique, qui s'établissait à 115,6% du PIB fin 2025, marquant une amélioration de 1,6 point par rapport à fin septembre.
"La méthode paie. Mais la stabilité politique aussi. On continue - avec prudence - pour passer sous les 5 % en 2026", a écrit le Premier ministre sur le réseau social. "La situation géopolitique jouera, mais notre volonté collective aussi", a-t-il ajouté.
Le gouvernement s'est fixé pour 2026 un objectif de déficit aux alentours de 5% du PIB. Il paraissait cependant plus réalisable avant le déclenchement, fin février, de la guerre au Moyen-Orient, qui devrait avoir des répercussions sur la croissance économique, et donc, sur les recettes fiscales.
"Il faut continuer à réduire le déficit" et "les chiffres pour l'année 2025 nous invitent à être ambitieux pour 2026", a commenté sur TF1 le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel. Interrogé sur les premières conséquences économiques de la guerre en Iran, principalement via la montée du prix des hydrocarbures, M. Amiel a répondu qu'il était "trop tôt pour qu'on ait la remontée statistique précise des chiffres".
Par ailleurs, l'octroi rapide d'aides aux entreprises ou aux consommateurs n'est pour le moment pas prévu. "Il n'y a pas de cagnotte. La cagnotte, c'est quand il n'y a pas de déficit", a souligné le ministre.
Ces résultats positifs sont principalement dus à la hausse des prélèvements. "Les recettes accélèrent en 2025: elles sont en hausse de 3,9%, après +3,2% en 2024", relève l'Insee. En particulier, "les impôts courants sur le revenu et le patrimoine accélèrent fortement", de 6,6% en 2025. "Les dépenses ralentissent: elles augmentent en euros courants de 2,5%, après +4,0% en 2024", écrit l'institut statistique. Mais "leur croissance reste légèrement supérieure à celle du PIB en valeur en 2025 (+2,0%)", si bien qu'en volume, elles ont augmenté de 0,9%.
Le Premier ministre, qui se rend vendredi matin à une réunion avec ses ministres chargés de l'économie et du budget, y voit pourtant des "dépenses publiques maîtrisées", avec "une ligne simple - sérieux, stabilité, maîtrise". "Pour toute dépense supplémentaire qui serait engagée, il y aura à l'euro près l'annulation d'une autre dépense qui était prévue", promet de son côté M. Amiel.
La réduction du déficit que vise le gouvernement est jugée indispensable pour contenir la hausse de la dette publique de la France. Celle-ci a atteint 3.460,5 milliards d'euros fin 2025, contre 3.484,1 milliards fin septembre. La France, avec les perturbations sur les marchés financiers dues à la guerre au Moyen-Orient, a vu monter ces dernières semaines les taux d'intérêt sur ses emprunts obligataires.
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