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Coronavirus : pourquoi le gouvernement a changé d'avis sur les vaccinodromes

Olivier Véran a assuré à l'Assemblée nationale qu'il "n'y a jamais eu de religion anti-vaccinodrome". Quelques mois plus tôt, le discours était différent.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 24 mars 2021
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 24 mars 2021
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Marie-Pierre Haddad

Des vaccinodromes "dans les prochains jours". C'est l'annonce faite par Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée en charge de l'Industrie sur BFMTV. Le ministère de la Santé a précisé que "les premiers centres vont ouvrir à la fin du mois de mars, dans certaines régions qui en ont déjà besoin, et ensuite ce sera égrené au fil du mois d'avril". 

À cela s'ajoute l'annonce faite par Gérald Darmanin avec l'ouverture de "38 vaccinodromes" qui seront gérés par les sapeurs-pompiers. "Jusqu'à 530.000 doses pourront être injectées chaque semaine", a indiqué le ministre de l'Intérieur. 

Ces mesures s'inscrivent dans la nouvelle tentative de l'exécutif d'accélérer la campagne vaccinale. "On va changer de dimension à partir d'avril", prévenait la veille Emmanuel Macron, en déplacement dans un centre de vaccination à Valenciennes dans le Nord. 

Un changement de pied radical

Désormais, l'exécutif déploie une vaccination "de masse". Face aux députés, Olivier Véran assure qu'il "n'y a jamais eu de religion anti-vaccinodrome". Pourtant, il y a quelques mois, le ministre de la Santé adoptait une toute autre position. Le 4 janvier dernier sur BFMTV, il déclarait : "Je ne suis pas du tout certain que (...) la vaccination doive prendre la forme de grands stades dans lesquels viendraient faire la queue des milliers de personnes en plein hiver".

Nous avons fait en France un autre choix que je revendique

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Invité de France 2 fin décembre, le neurologue émettait encore les mêmes réserves. "Les Allemands ont fait un choix, ils ont mis en place des grands vaccinodromes. On avait essayé en France (en référence à la crise du H1N1, ndlr), ça n’avait pas marché. Nous avons fait en France un autre choix que je revendique", défendait-il. 

Même discours le 21 décembre, soit une semaine avant le lancement de la campagne de vaccination en France. "Nous ne nous précipitons pas. C’est pourquoi vous ne voyez pas d’images de vaccinodromes, c’est pourquoi je ne vous annonce pas ce matin qu’il y aura 200.000 Français vaccinés le 27 décembre. Ça n’aurait pas de sens, nous ne sommes pas dans cette urgence-là", expliquait-il au micro d'Europe 1
Olivier Véran a justifié à l'Assemblée nationale ce changement de pied par le fait que "les livraisons de doses de vaccin vont augmenter massivement dans une dizaine de jours" et donc que cela va permettre "de vacciner plusieurs milliers de personnes par jour".

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