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Coronavirus : Macron, "maître des horloges" contre le virus, "maître du temps"

DÉCRYPTAGE - Le président de la République a multiplié les consultations afin d'évaluer les nouvelles mesures à prendre pour lutter contre le coronavirus. Une situation qui se reproduit sans cesse depuis un an.

Emmanuel Macron le 17 mars 2021
Emmanuel Macron le 17 mars 2021
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Marie-Pierre Haddad

"Une forme de troisième vague", "des dispositions pour la région francilienne", "un point d'équilibre fragile". Jean Castex a préparé les esprits en ne balayant pas l'hypothèse d'un confinement de l'Île-de-France. Même s'il ne l'a pas annoncé officiellement, les propos du premier ministre laissent peu de place au doute

Ce mercredi 17 mars, le Conseil de défense se réunit une nouvelle fois autour d'Emmanuel Macron qui doit trancher cette question, alors que les services de réanimation des hôpitaux franciliens sont saturés. 

Un an jour pour jour après l'entrée en vigueur du premier confinement, le président de la République a fait évoluer son discours. Il ne parle plus d'"ennemi invisible et insaisissable", et les "jours heureux" évoqués lors de l'une de ses allocutions ne sont plus qu'une ligne à l'horizon. 

L'aveu d'Emmanuel Macron

"Nous aurons à prendre, dans les jours qui viennent sans doute, de nouvelles décisions" pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, a-t-il expliqué le président de la République lors d'une conférence de presse à Montauban. Une forme d'aveu que la fin de la crise est encore loin et que les projections d'un retour presque à la normale mi-avril sont suspendues.

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Emmanuel Macron l'a concédé lors d'une conférence de presse à Montauban : "Le maître du temps, c'est le virus, malheureusement". Des mots prononcés par celui qui se décrit comme le maître des horloges. "Cette phrase, après tout ce que les Français viennent de vivre depuis douze mois, c'est terrible. On donne une impression d'impuissance", se désole un conseiller dans Le Parisien

Pourtant, c'est bien le virus qui dicte son tempo. Dès l'annonce du premier confinement, le président de la République avait fixé une condition de revoyure de quinze jours. Ce rendez-vous de deux semaines a été dupliqué à chaque grande annonce (deuxième confinement, couvre-feu etc...). L'arrivée des variants a réenclenché la course pour lutter contre l'épidémie, mais donnant du fil à retordre à l'exécutif face à un virus plus contagieux et "plus dangereux", selon Jean Castex.

Avec le variant, c'est une nouvelle épidémie qui débute

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement

Plus que jamais, le président de la République va s'adapter à l'évolution de l'épidémie et aux variants. "Avec le variant, c'est une nouvelle épidémie qui débute", a déclaré le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. L'un des moyens déployés par l'exécutif est la territorialisation des mesures. Un mode d'action au cas par cas pour freiner l'épidémie sur le territoire. "La stratégie localisée reste la bonne stratégie", a déclaré Gabriel Attal. Mais celle-ci a montré ses limites pour certains élus qui ont dénoncé un "deux poids, deux mesures".

Le coronavirus s'invite dans la présidentielle

Le coronavirus s'invitera aussi dans la campagne présidentielle de 2022. Selon un sondage Harris Interactive pour la Fédération hospitalière de France, le système de santé est en tête des "enjeux prioritaires" de la prochaine élection présidentielle, pour les soignants comme pour l'ensemble des Français

53% des personnes interrogées classent "le système de santé français" parmi les enjeux "tout à fait prioritaires" de l'élection de 2022, au même niveau que l'emploi (54%) et nettement avant la sécurité, le terrorisme (46%) et l'éducation (44%). 

Les programmes des futurs candidats pour le système de santé auront par conséquent "un rôle très important sur les choix de vote" de 47% des Français et 56% des hospitaliers, des scores supérieurs à toutes les autres priorités. 

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