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Coronavirus : la gestion de la crise sanitaire par la Première ministre Polony

ÉDITO - Natacha Polony s'est glissée dans la peau de Jean Castex et imagine la Ministre qu'elle aurait été en ces temps d'épidémie.

Jean Castex, le 9 décembre 2020
Jean Castex, le 9 décembre 2020
Crédit : CHARLES PLATIAU / POOL / AFP
Coronavirus : la gestion de la crise sanitaire par la Première ministre Polony
03:12
L'oeil de... Natacha Polony du 25 janvier 2021
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micro générique
Natacha Polony - édité par Florine Boukhelifa

Tout le monde s'attend à un troisième confinement en France. Le Premier ministre serait d'ailleurs favorable à cette mesure, alors qu'Emmanuel Macron préfèrerait quant à lui attendre les chiffres du couvre-feu. En attendant que le couperet tombe, Natacha Polony s'est mise dans la peau de Jean Castex et explique comment elle aurait géré la crise.

C'est un exercice auquel elle s'est prêté pour une raison évidente : les journalistes sont souvent accusés d’avoir la critique d’autant plus facile qu’ils n’ont aucune responsabilité. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs. La machine médiatique est ainsi faite que les journalistes se voient rarement rappeler leurs prises de positions péremptoires et à côté de la plaque, comme il est fait désormais, et à juste titre, pour les politiques.

La Première ministre Natacha Polony commencerait ainsi par demander au président de la République de ne pas lui compliquer la tâche en parlant de la France, pays de 66 millions de procureurs. Parce qu'ils sont des citoyens, c’est-à-dire des gens dont le Premier ministre est le premier serviteur. En effet, ministre signifie étymologiquement serviteur. 

La Ministre Polony en faveur d'une réflexion collective

Elle demande ensuite aux députés et sénateurs un débat de fond sur les choix qui ont été faits depuis le début de cette épidémie. Non pas pour perdre du temps en palabres ou diluer la responsabilité, mais parce que s'est engagé un mouvement qui mérite de prendre régulièrement le temps du recul. De cesser, quelques instants, d’être dans la réaction immédiate et l’urgence, pour se demander collectivement de quoi relèvent nos choix.

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Au bout d'un an, un certain recul apparaît sur les conséquences de cette épidémie, par delà le nombre de morts. Il y a des gens qui perdent le patrimoine qu’ils ont mis une vie à se constituer. D'autres qui ont joué le jeu, qui n’ont jamais enfreint aucune règle, et qui perdent tout. Des étudiants réduits à la misère, qui n’ont pas de quoi manger. Des jeunes qui ne trouveront pas de travail. Des générations entières qui n’ont même pas la possibilité de prouver leur envie de retrousser leurs manches et de s’en sortir.

Si Natacha Polony était Jean Castex, elle sortirait du déni. Elle dirait aux Français : non, on ne va pas se vacciner et hop, reprendre la vie d’avant, d’ici quatre ou six mois. Il y a un risque, avec les mutations, que des résurgences surviennent tous les trois mois pendant quelques années. Pas une certitude, mais un risque. Il appartient donc aux Français de décider collectivement de ce qu'il faut faire devons faire et de ce que signifie réellement vivre avec un tel virus. Si la démocratie existe, c’est là qu’elle prend tout son sens.

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