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Coronavirus en France : la 4e vague va-t-elle entraver les réformes ?

ÉDITO - Emmanuel Macron veut continuer à réformer le pays. Mais le variant Delta et le risque d'une 4ème vague viennent bousculer les plans du président.

Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron.
Crédit : Torstein Bøe / NTB / NTB via AFP
L'Edito Politique du 01 juillet 2021
06:12
Olivier Bost - édité par Marie-Pierre Haddad

La nouvelle vague de réformes sera-t-elle entravée par une nouvelle vague du virus ? C’est une question qui ne va pas aider Emmanuel Macron à faire des choix. Le chef de l’État doit annoncer avant le 15 juillet ce qu’il fait de la fin de son quinquennat. Ce fameux temps utile jusqu’au dernier quart d’heure. 

L’enjeu pour Emmanuel Macron est assez simple sur le plan politique. Il lui faut un bilan pour éviter cet adage : on ne gagne pas avec un bon bilan, mais on perd sur un mauvais bilan. Il lui faut montrer qu’il est toujours le président du mouvement, qu’il a été élu pour ça en 2017, et qu’il sera réélu pour ça en 2022.

Cet activisme doit lui permettre de neutraliser la droite notamment avec la réforme des retraites sur le terrain réformateur. Et donc tous ces jolis plans risquent d’être bousculés par le retour du virus ? "Notre inquiétude est réelle", alerte le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal dans Les Echos

Une 4ème vague à l'automne ?

Le constat s’impose déjà : le variant Delta progresse très vite, le rythme de vaccination ralentit. Toutes les conditions sont réunies pour une 4ème vague à l’automne. Il reste une seule inconnue : cette nouvelle vague risque-t-elle d’engorger les hôpitaux ?

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À défaut de le savoir, la préoccupation sanitaire est en train de revenir dans tous les esprits à tous les étages du pouvoir. La vaccination semble attendre un plateau "bien plus vite que dans les autres pays", relève un conseiller d’Emmanuel Macron. Il y a une résistance chez ceux qui sont fragiles, chez les plus de 60 ans notamment et une difficulté à toucher certaines personnes très éloignées par leur précarité, des questions de santé. 

C’est pour ça que Jean Castex a annoncé qu’il lançait des consultations avec les forces politiques pour envisager plus de contraintes. Obligation de la vaccination pour les soignants, extension du passe sanitaire, isolement plus strict des malades… L’exécutif s’interroge aussi sur la gratuité des tests. Certains préfèrent se faire tester autant de fois qu’il le faut, plutôt que de se faire vacciner.

Nous prendrons des décisions en fonction de l’épidémie et de l’ampleur de la reprise

Gabriel Attal dans "Les Echos"

Les tests deviennent payants, c’est une première étape pour les touristes étrangers. De toute évidence, le gouvernement prépare un tour de vis. La vie, non vaccinée, pourrait devenir plus compliquée. C’est logique pour éviter une 4ème vague ? C’est aussi pour éviter que la tension monte sur ces questions. Pour schématiser, les vaccinés ne voudront plus de contraintes, de couvre-feu ou autre à cause de ceux qui ne veulent pas se faire vacciner. 

À quelques mois de la présidentielle, une société française divisée serait difficile à gérer. Alors qu’en septembre, Emmanuel Macron veut continuer de faire de la relance et des réformes. À quel rythme ? Le variant va paradoxalement peut-être offrir un peu de souplesse au chef de l’État. "Nous prendrons des décisions en fonction de l’épidémie et de l’ampleur de la reprise", précise Gabriel Attal. La semaine prochaine, Emmanuel Macron gardera sans doute un peu de marge dans ses annonces. Le courage politique a ses limites.

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