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Coronavirus, écoles, musées : Macron pressé par le terrain de fixer une feuille de route

ÉCLAIRAGE - Après avoir évoqué l'échéance de mi-mai pour une réouverture des musées et des restaurants, le président de la République veut éviter de donner des dates précises pour ne pas avoir à s'en dédire.

Emmanuel Macron, le 6 avril 2021
Emmanuel Macron, le 6 avril 2021 Crédit : Christophe Ena / POOL / AFP
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Un point sur lequel Emmanuel Macron avance avec vigilance. Contrairement à ses précédentes prises de parole, le président de la République s'est gardé de fixer des seuils à atteindre par rapport au nombre de contaminés du coronavirus

Le chef de l'État a néanmoins levé le voile sur l'horizon et évoqué la réouverture des musées, des restaurants et des bars pour la mi-mai. Sans pour autant fixer de calendrier plus précis. Le point où Emmanuel Macron s'avance avec des objectifs chiffrés concerne la campagne vaccinale, le nombre de doses livrées à la France et le nombre de personnes vaccinées. 

En attendant, la pression s'accentue avec la fermeture des écoles, collèges et lycées et l'uniformisation des vacances scolaires de printemps. Afin d'acter le lancement des cours à distance, Emmanuel Macron s'est entretenu avec des collégiens mardi 6 avril. Face aux élèves de troisième en visioconférence, le président a été contraint de fixer plusieurs échéances.

Ne pas fixer d'indicateurs sanitaires

Y aura-t-il un autre confinement avant la fin de l'année scolaire ? La question posée à Emmanuel Macron l'a poussé à rappeler le calendrier fixé une semaine plus tôt. "La semaine du 26 avril, la rentrée se fera physiquement pour les maternelles et les primaires, vous vous referez une semaine un peu comme ça. Et à partir de la première semaine de mai, vous reprendrez les cours physiquement", a expliqué le président de la République. 

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Il a ensuite indiqué "que jusqu'à la fin de l'année scolaire ensuite, il ne devrait pas y avoir à nouveau de confinement".

Au Parisien, Emmanuel Macron a expliqué son choix. "C'est essentiel qu'on reprenne les cours en présence pour les maternelles et les primaires le 26 avril, et pour les collèges et les lycées la semaine d'après. Je n'ai pas conditionné la réouverture des maternelles et des écoles, puis des collèges et des lycées, à des indicateurs sanitaires. Parce que ces trois semaines d'absence physique de cours sont déjà un effort important", a-t-il indiqué.

Chaque mot a son importance… pour ne pas se dédire

Olivier Bost, éditorialiste politique de RTL
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Si Emmanuel Macron a promis qu'il n'y aura pas de nouveau confinement d'ici la fin de l'année, il est resté plus évasif sur la vaccination des enseignants et la réouverture du pays à partir de la mi-mai. "Oui, il y aura des assouplissements pour cet été et oui, les commerces vont rouvrir là, à partir de mi-mai", s'est contenté de dire le président à un collégien. Il a cependant indiqué que la reprise se fera "moins vite que le 11 mai dernier", lors du déconfinement. 


L'éditorialiste politique de RTL Olivier Bost traduit ce choix fait par Emmanuel Macron de multiplier les promesses, sans fixer de calendrier. "Il aime les détails. Il n’apprécie pas toujours la précision, qui le contraint. Il reviendra plus tard avec un agenda de réouverture". Lors de sa dernière allocution, "Emmanuel Macron n’a pas parlé de confinement pour les mois qui viennent, mais d’efforts supplémentaires. Chaque mot a son importance… pour ne pas se dédire", ajoute-t-il.

Des "perspectives" réclamées par une soixantaine de maires

Le président de la République a en effet fait l'expérience de l'objectif inatteignable. En décembre dernier, il avait indiqué que la France devrait atteindre le stade des 5.000 contaminations au coronavirus par jour d'ici le 15 décembre. Quatre mois plus tard, 10.793 cas ont été enregistrés en 24 heures en début de semaine. Ce chiffre est habituellement plus bas le lundi, car moins de personnes vont se faire tester le dimanche. Le 2 avril, plus de 46.000 nouvelles infections avaient été signalées. 

Mais le temps presse pour Emmanuel Macron. Une soixantaine de maires des grandes villes exigent une feuille de route "pour la sortie de crise culturelle" afin de donner des "perspectives" à un secteur "en grande détresse". Dans une lettre ouverte, ils expliquent que "sans perspective, nous craignons que la très grande détresse des professionnels de la culture, de plus en plus vive chaque jour, se mue progressivement en amertume, puis en colère".

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