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Coronavirus : confiner, le "dernier recours" pour Emmanuel Macron et l'exécutif

DÉCRYPTAGE - La pression de la communauté scientifique qui réclame un reconfinement se fait de plus en plus forte sur l'exécutif.

Emmanuel Macron, le 25 janvier 2021
Emmanuel Macron, le 25 janvier 2021
Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
Le confinement, en dernier recours pour l'exécutif
01:26
Confinement : l'exécutif face au seuil d'acceptabilité
01:58
Marie-Pierre Haddad & Le Service Politique

"La question est de savoir dans quels délais". Pour l'infectiologue Karine Lacombe, le retour à un confinement est une question de temps. Invitée du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, la cheffe du service des maladies infectieuses de l'hôpital Saint-Antoine presse le gouvernement de mettre en place de nouvelles restrictions pour freiner la propagation des variants sur le territoire

Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy livre la même analyse. "Il faudra probablement aller vers un confinement", a-t-il indiqué sur BFMTV.


Face à l'accentuation de la pression sur les épaules de l'exécutif, Jean Castex a assuré, lors d'une visite à l'Agence régionale de Santé d'Île-de-France à Saint-Denis, que "des décisions seront prises cette semaine (...) il ne s'agit pas de baisser la garde".

Attendre pour repousser

Mais dans les arcanes du pouvoir, le doute sur un troisième reconfinement hante les esprits et crispent certains. "On va bientôt devoir se justifier de ne pas reconfiner, souffle une source à Franceinfo. Il faut donc faire savoir qu’on réfléchit". Seul bémol, la course contre la montre est déjà lancée avec les variants du coronavirus. Quant au reconfinement, "il faut le décréter le plus tard possible, en dernier recours", a indiqué Jean Castex.

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Tout risque de se jouer ce mercredi 27 janvier avec la tenue d'un nouveau Conseil de Défense. C'est devenu une habitude pour le chef de l'État. Pour le moment, Emmanuel Macron temporise. Sa stratégie, c'est d'attendre. Attendre pour repousser, tant que c'est possible, cet inéluctable reconfinement. 

Au sommet de l'État, on ne se fait guère d'illusions sur le confinement. D'ici à mercredi, les chiffres de l'épidémie, avec l'impact du couvre-feu à 18 heures, seront particulièrement scrutés. "Cela nous permettra de savoir si, pour l’instant, cela suffit pour maintenir l’épidémie sous contrôle", explique un conseiller. Les données sur la circulation du variant anglais doivent également être réactualisées en ce début de semaine. Ces éléments permettront à Emmanuel Macron de prendre sa décision. L'Élysée fait savoir qu'"à ce stade, aucune prise de parole du Président n'est prévue cette semaine".

La question de l'acceptabilité sociale

Heurts avec la police, pillages de magasins... L'instauration du couvre-feu pour la première fois dans ce pays depuis la Seconde Guerre Mondiale a déclenché des émeutes. C'est toute la question de l'acceptabilité sociale qui resurgit. Le sujet est désormais débattu dans toutes les réunions de la majorité. "Les Français sont respectueux", explique un ministre mais le "vent peut tourner vite". Plusieurs membres du gouvernement ont dit à Emmanuel Macron de ne surtout pas faire de reconfinement préventif.

Nos concitoyens sont vraiment au seuil de l'acceptabilité

Olivier Becht, député Agir du Haut-Rhin

La crainte est notamment que les commerces, les restaurants ou les coiffeurs refusent de fermer et que le mouvement devienne ingérable pour la police. À chaque restriction annoncée, le gouvernement se plonge dans les enquêtes d'opinion pour voir comment les Français réagissent. 

Le député Agir du Haut-Rhin Olivier Becht, lui, sent que la population n'en peut plus. Au micro de RTL, il explique "nos concitoyens sont vraiment au seuil de l'acceptabilité, on ne voit pas de lumière au bout du tunnel. Il y a deux risques aujourd'hui, c'est bien évidemment la désobéissance civile et on voit qu'il y a une multiplication des suicides, on voit également qu'il y a de la violence à l'intérieur des foyers".

Désobéissance civile, violence, détresse psychologique... Les motifs d'inquiétude ne manquent pas. C'est pour cela que le président de la République ne veut pas entendre parler pour l'instant de fermeture des écoles. Une mesure qui paralyserait de nouveau l'ensemble du pays.

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