2 min de lecture Climat

Convention citoyenne : "ce n'est pas gagné d'avance" pour Macron, affirme Mazerolle

ÉDITO - L'éditorialiste Olivier Mazerolle revient sur la Convention citoyenne pour le climat qui touche à sa fin ce dimanche 21 juin, avec une importante proposition qu'Emmanuel Macron va devoir accepter ou pas : un référendum à question unique.

Mazerolle-245x300 L'Edito d'Olivier Mazerolle
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Convention citoyenne : Macron "se retrouve dans une position qu'il voulait éviter," pour Olivier Mazerolle Crédit Image : Ian LANGSDON / POOL / AFP | Crédit Média : Vincent Parizot & Olivier Mazerolle | Durée : | Date : La page de l'émission

Les citoyens réunis sur à l'occasion de la Convention citoyenne pour le climat n’ont pas vraiment fait de cadeau à Emmanuel Macron. Alors que les débats s'achèvent ce dimanche 21 juin, les citoyens lèguent au Président un projet de référendum particulièrement périlleux.

Pour Olivier Mazerolle, "les électeurs ont plutôt tendance à prendre les référendums comme un plébiscite. On vote pour ou contre la personne qui pose la question plutôt que sur le contenu de la question."  Ce référendum a pour but d'introduire la lutte contre le changement climatique dans la Constitution, mais aussi créer dans le droit français le crime d'écocide. Pour Olivier Mazerolle, les citoyens ne font pas vraiment de cadeau au Président.

"Pour éviter le piège, Emmanuel Macron a souhaité faire un référendum à plusieurs questions posées directement par les citoyens réunis en Convention citoyenne pour le climat. Macron se retrouve dans la position qu’il voulait éviter : la question unique posée par lui-même avec tous les aléas que cela comporte," affirme l'éditorialiste.

Le crime d'écocide peut "créer de grosses querelles"

Sur la proposition d'abaisser la vitesse à 110 km/h sur l’autoroute, "à ce moment là c’est Macron qui porte la responsabilité des questions avec les conséquences qu’il voulait éviter. Et s’il s’en tient à la question unique proposée par les conventionnels ce n’est pas gagné d’avance, prédit Olivier Mazerolle. Les compléments apportés à l’article 1 de la Constitution n’ajoute pas grand-chose à la Charte sur l’environnement qui a déjà valeur constitutionnelle," expose l'édiorialiste.

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En revanche, l’instauration d’un crime écocide "va provoquer de grosses querelles," pour Olivier Mazerolle. "La condamnation à des peines de prison de personnes qui en parfaite connaissance de cause auraient dépassé les limites de la planète telle que définies par les scientifiques avait été repoussé l’année dernière par les parlementaires," déclare l'édiorialiste, pour qui la définition est "suffisamment vague."

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