3 min de lecture Justice

Ces hommes politiques condamnés à de la prison ferme

Patrick Balkany, Jérôme Cahuzac, Claude Guéant ou encore Bernard Tapie : plusieurs hommes politiques ont été condamnés à des peines de prison ferme.

La prison de Queuleu à Metz.
La prison de Queuleu à Metz. Crédit : Jean-christophe Verhaegen
Florise Vaubien
Florise Vaubien Journaliste

François Fillon n'est pas le premier homme politique a être condamné à une peine de prison ferme à la suite d'un scandale de corruption ou de fraude. Ce lundi 29 juin, l'ancien Premier ministre a écopé à cinq ans de prison dont deux ans ferme dans le procès pour l'emploi fictif de son épouse en tant qu'attachée parlementaire. Mais avant lui, d'autres figures politiques ont été incarcérées ou ont échappé de peu à l'incarcération. 

Patrick Balkany, Jérôme Cahuzac, Claude Guéant ou encore Bernard Tapie sont parmi les hommes politiques a avoir été condamnés à des peines de prison ferme. Néanmoins, tous ne finiront pas par aller en prison du fait des aménagements accordés à certaines condamnations. Le dernier exemple en date est celui de Patrick Balkany, ex-maire de Levallois, et qui n'a passé que quelques mois des trois ans de prison prévus. 

Patrick Balkany : condamné à trois ans ferme, il fera cinq mois de prison

Impossible de passer à côté de l'affaire Patrick et Isabelle Balkany. L'ancien maire de Levallois-Perret, et son épouse, première adjointe de la ville, ont été définitivement condamnés en mars 2020 à trois ans de prison ferme pour fraude fiscale

Incarcéré à l'issue du procès en première instance en septembre 2019, Patrick Balkany effectuera seulement cinq mois de prison avant d'être libéré pour raisons de santé. Le 27 mai 2020, Il est condamné en appel à cinq ans de prison pour blanchiment de fraude fiscale et prise illégale d'intérêts et sa femme Isabelle à quatre ans. Le couple forme un pourvoi en cassation.

Jérôme Cahuzac : condamné à deux ans ferme, il échappe à la prison

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Ex-ministre du Budget sous François Hollande, Jérôme Cahuzac, a lui aussi eu des démêlés avec la justice. En mai 2018, il est condamné pour fraude fiscale à quatre ans de prison dont deux avec sursis. 

Il échappe finalement à l'incarcération, en bénéficiant d'un aménagement de sa peine sous forme de port d'un bracelet électronique.

Léon Bertrand : trois ans ans ferme, il en fera sept mois

Le gouvernement de l'ancien président Jacques Chirac a lui aussi connu les revers de justice de certains de ses membres : l'ancien secrétaire d'État et ministre délégué au Tourisme Léon Bertrand est condamné en mars 2017 par la cour d'appel de Basse-Terre (Guadeloupe) à trois ans de prison ferme pour "complicité d'abus de biens sociaux". 

Incarcéré en septembre 2018, il bénéficie d'une libération sous surveillance électronique en avril 2019.

Claude Guéant : un an de prison ferme, son pourvoi rejetté

L'ex-ministre de l'Intérieur Claude Guéant est condamné le 23 janvier 2017 par la cour d'appel de Paris à deux ans d'emprisonnement, dont un avec sursis et mise à l'épreuve pour complicité de détournement de fonds publics et de recel lié à ce délit. Son pourvoi en cassation est rejeté en janvier 2019.

Selon l'accusation, entre 2002 et 2004, lorsqu'il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy (alors ministre de l'Intérieur), Claude Guéant s'était versé chaque mois 5.000 euros en plus de son salaire de 8.000 euros et indemnités de 2.200 euros.

Michel Mouillot : un régime de semi-liberté après trois années de prison

Maire UDF de Cannes de 1989 à 1997, Michel Mouillot est condamné en février 2005 à six ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nice dans une affaire de pots-de-vin réclamés à des casinos

Le tribunal a ordonné la confusion de cette peine avec une précédente condamnation à quatre ans ferme, pour avoir perçu des "enveloppes" dans le cadre d'une opération immobilière. En janvier 2007, l'ex-élu obtient un régime de semi-liberté après trois années de détention.

Bernard Tapie : 165 jours derrière les barreaux

Ministre de la Ville sous François Mitterrand, Bernard Tapie est condamné en novembre 1995 à deux ans d'emprisonnement dont huit mois ferme et trois ans d'inéligibilité dans l'affaire du match de football truqué OM-Valenciennes. Chef d'accusation : "complicité de corruption et subornation de témoins". Après 165 jours de prison, l'ancien président du club marseillais obtient en juillet 1997 une libération conditionnelle.

Entre 1997 et 2005, il sera condamné à deux autre peines de prison ferme pour "fraude fiscale". L'ancien ministre a été relaxé au pénal en juillet 2019 de l'accusation d'escroquerie dans l'affaire de l'arbitrage Adidas-Crédit Lyonnais en 2008, mais le parquet fait appel et un deuxième procès est prévu en octobre 2020.

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