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Carburants : Sébastien Lecornu affirme que les recettes fiscales sont désormais en baisse en raison d'une chute de la consommation

Cette baisse des recettes fiscales de l'État annoncée ce mardi 12 mai est de nature à priver ses adversaires politiques d'arguments, alors que les oppositions réclament une diminution de la fiscalité. Depuis le début du mois, "les recettes liées au carburant reculent d'environ 300 millions d'euros", affirme-t-il.

Sébastien Lecornu, le 23 avril 2026

Crédit : Thibaud MORITZ / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Les recettes fiscales de l'État liées à la flambée des prix des carburants déclenchée par la guerre au Moyen-Orient sont désormais en baisse, en raison d'une chute d'un tiers de la consommation pendant les dix premiers jours de mai, a rapporté mardi 12 mai sur X Sébastien Lecornu. Cette baisse prive ses adversaires politiques d'arguments, alors que les oppositions réclament une diminution de la fiscalité.

"Sur les 10 premiers jours du mois de mai, les recettes liées au carburant reculent d'environ 300 millions d'euros, sous l'effet d'une forte baisse de la consommation (-30%)", a écrit le Premier ministre.  Après des recettes fiscales supplémentaires sur mars-avril d'environ 190 millions d'euros, les recettes depuis le 1er mars "repassent sous leur niveau de l'an dernier : - 105 millions d'euros", ajoute-t-il.

Il souligne que "les effets de la crise se font désormais directement sentir sur les recettes fiscales" et qu'il "n'y a pas, et il n'y a jamais eu, de 'cagnotte'". Le gouvernement avait promis de faire un point tous les dix jours sur les éventuels surplus fiscaux générés par la hausse des prix à la pompe.

Les taxes représentent près de 60% du prix de l'essence et du gazole à la pompe

Quand les Français consomment moins, cela engendre moins de taxes fixes (accises). En revanche, des prix plus élevés génèrent plus de TVA, avait expliqué début mai le gouvernement. Ce qui a pu alimenter l'idée d'une "cagnotte" abondée par un "surplus fiscal" dont le montant a évolué au fil du temps. Quoi qu'il en soit, si l'envolée des prix des carburants devait générer des surplus, ces derniers financeraient intégralement les aides aux secteurs touchés et aux "grands rouleurs", avait promis Sébastien Lecornu.

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Le chef de file des députés Républicains Laurent Wauquiez a assuré mardi matin sur FranceInfo que l'État "fait des recettes supplémentaires", proposant de les affecter "à la baisse de la taxe sur l'essence", pour réduire le prix du litre de 10 centimes.

Les taxes représentent près de 60% du prix de l'essence et du gazole à la pompe, et moins de la moitié des recettes fiscales reviennent à l'État - le reste va notamment aux régions et aux départements. Ces recettes fiscales se décomposent en TVA mais surtout en "droits d'accise", qui sont un impôt indirect calculé en fonction du volume du produit mis en circulation, et non du prix de vente final du carburant.

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