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Une pompe à essence (illustration)
Crédit : AFP / Philippe Huguen
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Les salariés sont pris en étau, entre la nécessité d'aller travailler en voiture et les prix à la pompe qui ne cessent d'augmenter. À Orléans, une manifestation contre la hausse des prix du carburant est organisée ce mardi 5 mai, à l'appel de la CGT du Loiret. Le rendez-vous est donné à 18 heures. Parmi les revendications : un blocage des prix à la pompe et une augmentation des salaires.
Au sein de la zone d'activités "pôle 45", située à une dizaine de kilomètres du centre-ville, les salariés sont très en colère. Sur le parking plein à craquer, Patrick, 55 ans, reprend sa voiture après une longue journée. Ce chauffeur routier gagne 2.000 euros nets par mois. Et son budget carburant est non négligeable. "200, 250 euros par mois pour la voiture que j'ai. Je suis à 3, 4 pleins par mois", décrit-il au micro de RTL.
Et de regretter : "Au bout d'un moment, il y en a marre. On nous prend pour des vaches à lait. Le problème, c'est que l'essence a augmenté, tout le reste a augmenté, sauf les salaires. Quand on voit qu'eux se gavent et que nous, on bave, ce n'est pas normal."
Une colère contre les compagnies pétrolières que partage Bruno, réparateur de voitures, garé juste en face. Il doit rouler 30 minutes chaque matin pour aller travailler. "Je suis obligé de mettre du carburant pour aller travailler. À pied, avec tout le matériel que j'ai dans la voiture, ce n'est pas possible. Les transports, c'est pareil. On est prisonniers", déplore-t-il.
Jimmy, déménageur, gagne 1.800 euros nets par mois. Il envisage d'aller manifester contre la hausse des prix du carburant. "J'y pense fortement. Sur un plein, je fais entre 30 à 50 euros de plus qu'avant. Ça fait mal. J'ai l'impression que si on ne dit rien, petit à petit, on est en train de nous couler", lance-t-il. "Malheureusement, j'ai l'impression qu'il faut gueuler aujourd'hui pour essayer de se faire entendre."
Sur la route pour revenir dans le centre-ville d'Orléans, les prix à la pompe oscillent entre 1,90 euro et 2,50 euros. Les syndicats tentent de répondre à cette colère. Pour la CGT du Loiret, c'est la préoccupation numéro un, visible dès l'entrée du local syndical.
"On a réalisé une affiche avec le fameux slogan 'manger ou conduire il faut choisir'", explique Pascal Sudre, secrétaire général de la CGT Loiret. "Il faut mettre la pression, il faut mettre le paquet parce que nos syndiqués et les salariés attendaient ça. Un certain nombre de nos camarades nous disent qu'ils sont obligés aujourd'hui de poser des jours de congés pour ne pas du coup aller au boulot parce qu'ils ne peuvent pas faire leur plein d'essence", dit-il.
Face à la situation, certains employeurs font des gestes, à l'image de l'entreprise Broussaud Textiles, près de Limoges. Elle a octroyé une prime de 600 euros à ses salariés.
"Il faut que nous, on soit là pour accompagner nos salariés dans les périodes compliquées. Dans les jours et les semaines qui vont venir, on va aussi avoir des augmentations sur les produits du quotidien. Donc ces 600 euros pourront les aider un petit peu pour les mois qui arrivent", souligne Alexandra Broussard, directrice générale de la société.
Mais cela représente un coût pour l'entreprise, 68.000 euros au total, dans une conjoncture plus qu'incertaine.
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