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Bébés nés sans bras : accusé de vouloir enterrer l'affaire, le gouvernement répond

Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, s'en remet à la science pour établir une éventuelle causalité sur ces cas de malformations.

Didier Guillaume, le 17 octobre 2018 à l'Élysée
Didier Guillaume, le 17 octobre 2018 à l'Élysée Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Clarisse Martin
Clarisse Martin
Journaliste

Le gouvernement tente-t-il d'enterrer l'enquête sur les bébés nés sans bras ? Les investigations menées par Santé Publique France, organisme sous la tutelle du ministère de la Santé, se sont arrêtées. Deux anciennes ministres de l'Écologie, Delphine Batho et Corinne Lepage, ont accusé l'exécutif de vouloir étouffer l'affaire, au cours d'une conférence de presse, rapporte Le Parisien. "Que veut-on cacher ?" s'est interrogée Delphine Batho, selon des propos rapportés par le quotidien. "L'attitude de Santé Publique France dans cette affaire est inadmissible. Pourquoi ne recherche-t-on pas la vérité dans ce dossier ?", a pour sa part demandé Corinne Lepage.

Invité de RTL ce vendredi 19 octobre, le nouveau ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, répond à ces accusations. "Il s'agit de ne rien étouffer (...) C'est aux scientifiques de faire la preuve ou non qu'il y a des conséquences (des pesticides sur ces malformations, ndlr)". Le ministre a renouvelé l'engagement d'Emmanuel Macron sur la fin du glyphosate d'ici la fin du quinquennat.


"Il y a peut-être des soupçons mais il n'y a aucune preuve scientifique", a martelé l'ancien socialiste. Selon les informations du Parisien, Emmanuelle Amar, épidémiologiste du registre des malformations en Rhône-Alpes, devrait être licenciée de l'association avec cinq personnes qui travaillaient à ses côtés. C'est elle qui avait lancé l'alerte à propos des bébés nés sans bras. "Je ne connais pas le dossier de cette association", a réagi Didier Guillaume sur RTL.

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