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Alain Cocq : Bachelot "favorable" à "aller plus loin" dans la loi Claeys-Leonetti

INVITÉE RTL - Faute d'avoir été autorisé à commettre un suicide assisté, Alain Cocq, grièvement atteint d'une maladie incurable, veut se laisser mourir en direct sur Facebook. Le réseau social s'y est opposé.

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Le Grand Jury de Roselyne Bachelot
Crédit Média : RTL Crédit Image : SILVERE GERARD/AGENCE1827/RTL
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En "phase terminale depuis 34 ans", comme il le dit, Alain Cocq souffre d'une maladie génétique rare qui bloque ses artères, et qui a déjà emporté son père. Il dit avoir subi neuf opérations en quatre ans. Sans effet...  

Militant d'une mort digne, Alain Cocq a mis fin dans la nuit du 4 au 5 septembre à ses traitements et a renoncé à toute alimentation. Mais son agonie ne sera pas retransmise en direct, comme il l'espérait, pour faire évoluer la législation sur la fin de vie. Facebook a annoncé avoir bloqué la diffusion en vidéo de ses derniers moments. "Le chemin de la délivrance commence et, croyez-moi, j'en suis heureux", avait déclaré Alain Cocq. 

L'ancienne ministre de la Santé Roselyne Bachelot s'est dite "favorable pour aller plus loin dans la loi Claeys-Leonetti" et la législation sur la sédation profonde. Elle a ensuite indiqué aux journalistes que dans son esprit, la décision pouvait revenir au malade, sous avis médical. À cela s'ajouterait l'avis du médecin. 

Quant à la diffusion de la mort d'Alain Cocq sur Facebook, la ministre de la Culture estime que "le spectacle d'un suicide en direct ne me paraît pas de bonne politique". Alain Cocq précisait sur les réseaux sociaux que sa démarche "n'est pas un suicide". Rappelant être catholique, il a indiqué se trouver "dans le cas prévu par la loi où un patient peut arrêter son traitement". Dans ces cas-là, le décès suit "dans les deux à cinq voire sept jours". "Moi, avec mon état, ça risque d'être rapide", a-t-il ajouté.

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