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Affaire Benalla : Gérard Larcher en position inconfortable

Les conclusions de l'Affaire Benalla, rendues publiques le 20 février dernier, poseraient un vrai dilemme au président du Sénat. Ce dernier mise sur la discrétion.

Gérard Larcher, le 14 juillet 2018 à Paris
Gérard Larcher, le 14 juillet 2018 à Paris
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Affaire Benalla : Gérard Larcher en position inconfortable
03:36
Affaire Benalla : Gérard Larcher en position inconfortable
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Pauline De Saint-Rémy - édité par Claire Gaveau

Gérard Larcher, bien embêté ? Le président du Sénat s'est fait particulièrement discret depuis que la commission d'enquête sur l'affaire Benalla a présenté ses conclusions la semaine dernière. En effet, le leader républicain n'a même pas jugé utile de répondre publiquement à l'intervention du Premier ministre, le lendemain de la présentation de ce rapport.

Édouard Philippe avait tout bonnement accusé le Sénat d'avoir piétiné le principe de séparation des pouvoirs. "Je ne vais pas répondre à des choses grotesques, je ne vais pas me précipiter sur mon petit perron, ou alors on supprime le pouvoir du contrôle du Sénat", a-t-il confié.

À ses yeux, le débat n'a même plus lieu d’être. Preuve irréfutable de la constitutionnalité de la démarche sénatoriale, le fait que le juge ait levé des scellés à la demande de la commission d'enquête. 

Gérard Larcher est en apnée

Un sénateur

Mais alors, pourquoi Gérard Larcher refuse-t-il toute déclaration publique ? "Il est en apnée", se gondolait un sénateur. Pour mémoire, la commission d'enquête, présidée par Philippe Bas, avait demandé au bureau du Sénat de saisir la justice pour faux témoignages de la part d'Alexandre Benalla et Vincent Crase.

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Mais la surprise ne venait pas de là. La commission d'enquête mettait surtout en cause trois proches collaborateurs d'Emmanuel Macron, dont Alexis Kholer, le secrétaire général de l'Élysée. Elle le soupçonne d’omissions, d'incohérences et de contradictions. Or, c'est dorénavant au président du Sénat de décider, le 21 mars prochain, s'il saisit la justice pour ces motifs. Cependant, ils apparaissent malgré tout un peu léger pour s'en prendre au "jumeau" d'Emmanuel Macron.

Si Gérard Larcher jure ne pas être gêné, en fin stratège, il se garde bien d'émettre la moindre critique à l'égard des travaux de la commission. Une manière également de ne pas alimenter les bruits de couloirs sur sa rivalité naissante avec Philippe Bas. "Je suis là pour dire le droit. Le bureau n'est pas une instance politique", répète-t-il.

À noter que Gérard Larcher et Richard Ferrand, son homologue à l'Assemblée nationale, ont rendez-vous avec Emmanuel Macron le 6 mars prochain.

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