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Vers un "super El Niño" en 2026 ? Voici en quoi cela consiste (et ce que ça implique pour vous)

Les climatologues redoutent une surchauffe record du Pacifique, qui commencerait dès cet été. Si l'impact de ce phénomène océanographique risque d'être planétaire, celui sur l'Europe devrait être modéré.

La sécheresse (illustration)

Crédit : Himanshu SHARMA / AFP

La rédaction numérique de RTL

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Son nom chantant ne doit pas vous berner. El Niño va "très probablement" revenir dans le monde à partir de l'été 2026, indique Météo France dans une note publiée mardi 12 avril 2026. Ce phénomène océanographique, qui se produit tous les 2 à 7 ans, fait varier la température des eaux de l'océan Pacifique. En modifiant la circulation atmosphérique mondiale, il peut occasionner des événements extrêmes sur un grand nombre de régions.

Ce terme vous dit peut-être quelque chose. En effet, on l'a beaucoup entendu en 2023. Inondations en Afriquesécheresse au Brésil… L'épisode avait accentué les catastrophes naturelles, dans un contexte où les conséquences du réchauffement climatique sont de plus en plus visibles d'année en année.

Des températures à des niveaux inédits ?

Alors, son retour à l'été dans le monde, avant qu'il n'atteigne son maximum en fin d'année, n'a rien d'une bonne nouvelle. Mais cela pourrait être pire que ce que l'on a connu fin 2023. Certains modèles de prévisions suggèrent que l’épisode pourrait atteindre des niveaux tels qu’on parlerait de "super El Niño". 

L’épisode pourrait alors contribuer à faire exploser les températures à des niveaux inédits à l’échelle planétaire en 2026-2027. L’amplitude de ces prévisions et de l’impact de ce phénomène à l’échelle du globe reste toutefois à confirmer.

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Notons que le terme de "super El Niño" n'a rien de scientifique. Il est bon de rappeler ici qu'il s'agit d'une expression médiatique qui désigne généralement des épisodes pour lesquels les anomalies de températures de surface de la mer dépassent les 2°C, sur la partie centrale et orientale du Pacifique équatorial.

Quelles conséquences en Europe ?

Si les conditions atmosphériques le permettent et si l’intensité du phénomène est suffisante, les impacts d’un phénomène El Niño peuvent se propager au-delà de la zone équatoriale et de la zone Pacifique, notamment en hiver boréal (de décembre à mars). Ainsi, sur le papier, ce chamboulement océanographique concerne rarement l'Europe. 

"Cet impact est généralement nettement plus faible que l’impact moyen lié au changement climatique qui se traduit par une tendance à la hausse des températures, particulièrement marquée sur l’Europe", rappelle Météo France. C’est pourquoi les effets d'El Niño pourraient être peu ou pas perceptibles sur l’Hexagone et la Corse, mais concerner davantage les territoires ultramarins.

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