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Gabriel Attal, à Paris, le 8 décembre 2024
Crédit : Behrouz MEHRI / AFP
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Ne laissant plus planer le doute sur son ambition présidentielle, Gabriel Attal s'est plié au traditionnel exercice du livre politique. Dans En homme libre, publié aux éditions de l'Observatoire, l'ancien Premier ministre pose sur papier ses idées, ses convictions mais revient aussi sur son parcours, tandis que le bloc central se divise sur la question d'une candidature unique pour l'élection présidentielle de 2027.
Une façon pour Gabriel Attal de se détacher définitivement d'Emmanuel Macron, d'entamer sa mue présidentielle et de poser les premières bases de négociations notamment avec Édouard Philippe. S'il se refusait jusqu'à présent à commenter la course à la présidentielle, le député dévoile davantage son jeu. "J'ai eu l'expérience de gouverner le pays, je pense aujourd'hui savoir comment il faut le présider. J'ai les idées claires pour la France", a-t-il indiqué dans les colonnes du Point.
Dans des extraits du livre qui sortira le 23 avril, dévoilés par Le Figaro, Gabriel Attal raconte longuement la dissolution de l'Assemblée par Emmanuel Macron. Décision qui est venu percuter son destin politique, puisqu'elle a conduit à la démission de son gouvernement en 2024. Difficile pour Gabriel Attal donc de se dévoiler dans un livre sans aborder le sujet. Il qualifie ainsi la dissolution d'être "l'une des décisions politiques les plus funestes de la Ve République". "Qu’il y ait eu un avant et un après dans ma relation avec le président du fait de la dissolution, c’est un fait", écrit-il.
Gabriel Attal explique aussi avoir discuté de cette option, après avoir eu vent de rumeurs quelques jours avant l'annonce officielle. "Le président lève les yeux de son bloc-notes un court instant, puis, immédiatement, lève les yeux au ciel en faisant 'pffffff' de la bouche. Rien d’autre. 'Pffffff', à ce moment-là, je l’interprète comme un : 'Pff, quelle idée absurde' et cela achève de me rassurer. Je comprendrai plus tard que cela signifiait probablement : 'Pffffff, mais pourquoi on t’en a parlé, alors que ça devait rester secret ?'". "Je crois que 70 millions de Français ont mal vécu la dissolution, moi compris", confie-t-il.
De cet évenement et plus généralement avec Matignon, Gabriel Attal explique avoir été changé par l'exercice du pouvoir. Parmi les "enseignements" tirés, le macroniste fustige "l'entrave du pouvoir", "notamment par nos finances publiques". Autre point :
"Notre démocratie s'est muée en 'vétocratie'. Vous avez toujours, partout, quelqu'un en situation de s'opposer, de bloquer un projet", explique-t-il. Une phrase qui résone comme une réponse aux tensions entre son groupe de députés et le gouvernement, après le rétropédalage de Sébastien Lecornu sur la proposition de loi sur le 1er-Mai.
Gabriel Attal veut aussi "changer radicalement notre façon d'exercer le pouvoir", "une des promesses les plus déçues du macronisme", grince-t-il.
Dans Le Point, le patron de Renaissance dénonce le concept de "Nouvelle France" voulue par Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, il "développe cette idée pour mieux attester la thèse du grand remplacement portée par le RN. Et le RN, en déployant ses thèses anti-immigration, qui s'attaquent même aux Français binationaux, vient renforcer les discours de Jean-Luc Mélenchon sur le péril fasciste".
Coonclusion : "Nous devons briser cette tenaille. La solution réside dans un projet d'espoir qui montre que l'élévation est possible pour tous, quelles que soient la couleur de peau, les origines sociales, territoriales", écrit-il.
Avec En homme libre, Gabriel Attal évoque la proposition d'Édouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle de 2027, de réformer l'âge de départ à la retraite à 67 ans. Cela "ne sauvera pas le modèle", tranche-t-il. "Au contraire, en plus de créer de la désespérance face à une mesure perçue comme brutale, c’est inefficace", dit-il au Point.
Outre la politique, Gabriel Attal évoque aussi dans son livre sa vie privée. Il aborde le décès de son père en 2015. "Malheureusement, l’addiction au jeu semblait un sort enviable par rapport à l’autre addiction qui l’a consumé un temps : la drogue", écrit-il.
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