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"Tout est jaune et brûlé" : dans les Vosges, la sécheresse prive des fermes-auberges d'eau au robinet

Dans le massif des Vosges, des fermes-auberges sont confrontées à une sécheresse si intense que l'eau manque au robinet. Ces établissements doivent donc s'approvisionner par citerne et ne servent plus de carafe aux clients.

Une femme se servant de l'eau du robinet (image d'illustration)

Crédit : Eric Beracassat / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Dans le massif des Vosges, des fermes-auberges sont confrontées à une sécheresse si intense que l'eau manque au robinet

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Dimitri Rahmelow - édité par Athénaïs Cornette de Saint Cyr

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La quatrième canicule n'est pas encore terminée que la cinquième pointe déjà le bout de son nez. Cette chaleur accompagnée d'une sécheresse inédite touche 99 départements placés en alerte. C'est notamment le cas du Haut-Rhin, placé en état de crise. Dans plusieurs fermes-auberges du massif des Vosges, l'eau ne coule même plus aux robinets. 

Avant même d'accéder à la terrasse de l'une des auberges, qui offre une vue imprenable sur la plaine d'Alsace, une affichette prévient les clients. "A cause de la sécheresse, nous ne pouvons pas servir de carafe d'eau, merci de votre compréhension."

Laura, originaire de Rouen, est en vacances dans la région avec sa maman. Toutes deux constatent les effets de la sécheresse. "Tout est jaune, tout est brûlé, c'est aberrant", observe l'une des vacancières. 

"On comprend très bien. Il n'y a pas d'eau, je préfère qu'ils la réservent pour les bêtes, pour des choses utiles", renchérit la seconde. 

Une fermeture deux jours par semaine

Alors pour s'hydrater, il n'y a pas le choix. Il faut commander une bouteille d'eau de source locale, à 2,70 euros le demi-litre ou 4,50 euros le litre. Car l'eau remontée en citerne depuis la vallée est réservée à l'entretien et aux 90 têtes de bétail, comme l'explique la patronne de l'auberge, Mireille Verret. 

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"Il y a des jours où, par exemple, même au mois de juin pendant la canicule, on a été obligés de fermer les toilettes juste pendant deux heures, le temps de ramener de nouveau une citerne d'eau", explique-t-elle. Avant de poursuivre : "On arrête les carafes parce qu'une fois que l'eau est remontée en citerne, on n'a plus le droit de la servir. Quand on a lavé la salade le matin, on récupère toute l'eau qu'on met dans des seaux et pour arroser des fleurs."

Pour se soulager des contraintes liées à cette organisation exigeante, la ferme-auberge ferme deux jours par semaine. Mais la directrice des lieux espère surtout, et durablement, le retour de la pluie. 

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