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Pire que celles de 1976 et de 2022 ? La sécheresse de 2026 pourrait être "historique", prévient la ministre de la Transition écologique

La période de sécheresse que connaît la France actuellement est équivalente aux sécheresses de 1976 et 2022, a indiqué Monique Barbut, lundi 27 juillet, à l'issue d'une réunion sur le sujet. Or, la quatrième canicule qui doit commencer mardi risque de l'aggraver encore plus. Le manque d'eau pourrait avoir un coût supérieur aux 5,6 milliards d'euros estimés pour celle de 2022.

Champ en Vendée touché par la sécheresse

Crédit : Mathieu Thomasset / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Pire que celles de 1976 et de 2022 ? La sécheresse de 2026 pourrait être "historique", prévient la ministre de la Transition écologique

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Virginie Garin & Quentin Menu & AFP

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Lundi 27 juillet, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a réuni un comité d'anticipation et de suivi hydrologique pour faire un point sur l'état de la sécheresse en France. Et la ministre est claire : la sécheresse de 2026 pourrait être pire que celles déjà historiques de 1976 et de 2022.

La sécheresse, conséquence directe des différentes canicules qu'a connues le pays depuis la fin du mois de mai, touche tous les départements de l'Hexagone. 62 sont même en situation de crise, et imposent des restrictions sur l'usage d'eau. 30.000 Français sont victimes de coupures d'eau et sont approvisionnés par citernes ou bouteilles. 

Selon Monique Barbut, les niveaux de sécheresse sont comparables à ceux de 1976 et 2022. Mais la quatrième canicule qui commence mardi et devrait durer quelques jours encore va aggraver la situation. "Respecter les mesures de restriction n'est pas un choix, c'est un devoir. Si j'ai conscience des difficultés auxquelles les agriculteurs font face, il n'est pas acceptable que les règles soient enfreintes", a insisté la ministre.

Plus de 5,5 milliards d'euros en 2026

Pourtant, il avait bien plu cet hiver. Les nappes s'étaient bien rechargées. Mais le manque de pluie depuis deux mois et la chaleur ont asséché les sols, entraînant des risques d'incendie historiques. Les canicules ont aussi asséché les cours d'eau, surtout en Bretagne et en Normandie. 60% des nappes phréatiques sont plus basses que la normale, surtout en Charente, dans la vallée du Rhône et en Bourgogne. 

La semaine dernière, une hydrologue estimait que la sécheresse continuera au moins jusqu'à la rentrée. "La moindre pluie qui risque d'arriver, ce sera des pluies d'orage, très localisées, expliquait Emma Haziza, sur RTL. Pour les deux tiers, elles vont repartir très rapidement dans l'atmosphère. Le reste va être capté par les végétaux, par les premières couches de sol, qui vont chercher à récupérer un peu leur dû." "Cette eau, elle ne rejoindra ni les nappes, ni ne viendra alimenter les petits cours d'eau."

En plus du désastre environnemental, la sécheresse a un impact économique certain. Celle de 2022 avait coûté 5,5 milliards d'euros à l'économie française. Des dégâts surtout recensés sur les maisons et pour les agriculteurs. Cette année, ce pourrait être pire, prévient Monique Barbut. La ministre de la Transition écologique chiffre déjà les réparations liées aux premiers incendies de l'été à au moins 1 milliard d'euros. Le chiffre augmentera forcément alors que plusieurs incendies sont toujours actifs, notamment dans le Sud-Ouest.

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