2 min de lecture Météo

Météo : "La France est dans un état de sécheresse", alerte une hydrologue

INVITÉE RTL - La moitié des départements français sont en alerte pour un risque de sécheresse. Une situation qui risque de s'aggraver d'année en année, d'après la spécialiste Emma Haziza.

3 minutes pour comprendre - 3 minutes pour comprendre La rédaction de RTL iTunes RSS
>
Sécheresse en France : "Il va falloir réfléchir de manière plus globale", assure une hydrologue Crédit Image : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Calvi-245x300
Yves Calvi édité par Camille Sarazin

Le ministère de la Transition énergétique vient de présenter une carte inquiétante : 53 départements sont déjà en situation d’alerte pour un risque de sécheresse. La plupart se trouvent dans la moitié Est et dans le centre du pays. 

On pensait pourtant avoir eu un hiver qui permettait de remplir les nappes phréatiques. “On a eu des pluies précoces et efficaces pendant l’hiver qui ont permis une recharge de l’ensemble des nappes phréatiques”, confirme l’hydrologue, Emma Haziza, présidente de Mayane un centre de recherche sur l’adaptation face au changement climatique. “Mais il y en a qui sont beaucoup plus fragiles que d’autres et qui vont avoir tendance à se vider beaucoup plus facilement. À peu près mi-mars, quasiment le jour du confinement, on est passé dans une phase où la recharge s’est terminée, à une phase de vidange de toutes les nappes.”

“Durant tout le mois d’avril, on a eu la reprise de la végétation avec le printemps, l’augmentation de l'évapotranspiration qui ont permis, avec des températures très élevées et des déficits pluviométriques, de remettre la France dans un état de sécheresse plus ou moins prononcé selon les territoires", explique Emma Haziza. Pendant tout le mois passé, il n’a quasiment pas plu sur l’Hexagone, souligne l’experte.

Les nappes ont d’abord commencé à s’évaporer au niveau superficiel. “On le remarque tout de suite parce que les agriculteurs en parlent immédiatement”, précise Emma Haziza, qui salue l’initiative du ministère de l’Écologie : “Cette carte apporte quelque chose de complètement nouveau parce que là on est sur une anticipation sur trois à quatre mois.” "Depuis 2017, on a vécu des situations de gestion de crise qui n’était pas préparées, qu’on a dû subir mois après mois”, rappelle l’hydrologue. Les conséquences d’une sécheresse ne sont pas simplement graves pour l’agriculture, les dommages sur les bâtiments et sur la biodiversité peuvent être importants également.

À lire aussi
La chaleur a des conséquences sur l'économie météo
Vacances d'été : à quel temps faut-il s'attendre ?

Or, la situation ne va pas en s’arrangeant. “On se rend bien compte depuis plusieurs années que l’on a des déficits pluviométriques de plus en plus marqués durant l’été”, analyse Emma Haziza, rappelant les pronostics du Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat qui affirme qu’il y aura maintenant 10 à 30% de précipitations en moins durant la saison estivale. En avril cette année, certaines régions se sont retrouvées avec “un taux d’humidité des sols qui correspondaient à un 15 août”, s'inquiète-t-elle. “On est toujours à la limite, toujours dans des situations record en France et donc face à ça il va falloir réfléchir de manière plus globale”, assure la spécialiste.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Météo Sécheresse Agriculture
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants