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Vosges : confondu, le corbeau était l'époux de l'ancienne maire

L'homme a été mis en garde à vue, suite à la plainte de treize habitants de la ville de Fontenay. Il menaçait notamment des enfants.

Une boîte aux lettre de La Poste (Illustration)
Une boîte aux lettre de La Poste (Illustration)
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Louis Chahuneau & AFP

Les Vosges sont décidément devenues la région des corbeaux. Treize habitants de Fontenay, village situé près de Lépanges-sur-Vologne, épicentre de l'affaire Grégory, ont déposé plainte après avoir reçu d'étranges lettres anonymes.

Problème, l'auteur des lettres a été confondu par son écriture : il s'agit de l'époux de l'ancienne maire de la ville. Il avait rédigé les adresses sur les enveloppes à la main, selon une source proche du dossier. Placé en garde-à-vue à la gendarmerie de Bruyères, il a reconnu les faits.

Dans ses lettres, expédiées juste avant et après le premier tour des élections municipales 2020, le corbeau menaçait des enfants du village, qualifiés de "petits cons" ou de "consanguins" : "Faudra-t-il que ces ratés subissent un accident malencontreux, que la vengeance justifiée de certains autres habitants provoque quelques dégâts dans leurs familles pour que les choses deviennent plus calmes ?", a-t-il notamment demandé à ses destinataires, non nommés. Le nouveau maire de Fontenay, Jérôme Poifoulot, a lui-même reçu une lettre.

Incivilités dans le village

Pour l'avocat du mis en cause, Me Alain Bégel, ces missives mélangent "tract électoral" et "lettre d'amour" à la gloire de sa femme. L'auteur présumé des menaces aurait agi en représailles d'incivilités commises dans le village. Il a notamment vu ses pneus crevés récemment. Me Bégel parle d'un homme "excédé, fatigué et inquiet". De son côté, Me Gérard Welzer, l'avocat des plaignants estime que "les faits constituent de nombreuses infractions".

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Le procureur de la République d'Épinal, Nicolas Heitz, a déclaré qu'une décision serait prise la semaine prochaine concernant l'engagement de poursuites pour "menaces et harcèlement". 

Bien évidemment, certains habitants ne peuvent pas s'empêcher de pointer la similarité de la méthode avec celle du corbeau de Lépanges-sur-Vologne, ville théâtre de la mort de Grégory Villemin en 1984, située à seulement une quinzaine de kilomètres. Ce qui exaspère l'avocat du mis en cause : "cette comparaison est de la foutaise", a déclaré Me Alain Bégel.

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