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Violences policières : Castaner confirme la suppression de la technique "d'étranglement"

Les propos tenus lundi par le ministre de l’Intérieur, qui a évoqué des sanctions en cas de "suspicion de racisme avéré" et annoncé la fin de la méthode dite de "l’étranglement", continuent d'ulcérer les policiers.

L'ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, à l'Élysée.
L'ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, à l'Élysée.
Venantia
Venantia Petillault et AFP

Christophe Castaner, qui a reçu vendredi 13 juin les syndicats policiers très remontés depuis des annonces du ministre de l'Intérieur lundi, a confirmé dans la soirée la suppression de la technique d'interpellation dite "d'étranglement".

Les syndicats, qui avaient dit en fin de journée attendre une lettre du ministre, espéraient que Christophe Castaner revienne sur son annonce de lundi d'interdire cette technique d'interpellation de personnes violentes, avant qu'une méthode alternative puisse être mise en place. 

"Elle a été jugée dangereuse par le groupe de travail conjoint dirigé par les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie nationales (...) Conformément aux préconisations de ce groupe de travail, cette technique (...) ne sera plus enseignée dans les écoles de police. Elle ne l'est déjà plus en gendarmerie ou dans les rangs de l'administration pénitentiaire", confirment-ils.

"Un groupe de travail sera chargé d'ici le 1er septembre de déterminer les techniques et moyens matériels de substitution, auxquels les fonctionnaires seront alors formés", annoncent MM. Castaner et Nuñez. "Parce qu'il a pu y avoir de l'incompréhension parmi les policiers, il convient de préciser que cela ne remet pas en cause, dans les cas de confrontations physiques avec des individus qui opposent une résistance, la possibilité de réaliser une prise arrière de façon à amener l'individu au sol pour le menotter", ajoutent-ils.

Un appel à Emmanuel Macron

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Après cette annonce, la colère des policiers n'a pas faibli la veille de nouvelles manifestations contre les violences policières et le racisme et 48 heures avant une allocution du président Emmanuel Macron. "On est venu dire au président Macron qu'il doit soutenir, respecter, considérer sa police (...) La police n'est pas raciste, la police est républicaine (...), elle ne choisit pas sa délinquance, elle ne choisit pas la couleur de la délinquance (...) et elle sauve des vies quelle que soit la couleur de la peau de l'individu", s'est agacé vendredi Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance, à deux pas de l'Élysée.

Une vingtaine de voitures siglées des syndicats de police venait de descendre les Champs-Elysées jusqu'à la place Beauvau, devant le ministère de l'Intérieur et à deux pas de l'Elysée, derrière une banderole "pas de police, pas de paix".

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