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Violences policières : qu'est-ce que la technique dite "de l'étranglement" ?

Il y a quelques jours, Christophe Castaner a annoncé que la méthode de la prise par le cou, dite "de l'étranglement" serait abandonnée lors des interpellations. Mais en quoi consiste-t-elle exactement ?

Une voiture de police (illustration)
Une voiture de police (illustration) Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Youen
Youen Tanguy Journaliste

Après avoir rencontré la famille de Cédric Chouviat, livreur mort à Paris lors de son interpellation par la police, Christophe Castaner avait promis d'ouvrir le chantier de certaines méthodes d'interpellation controversées.

Le 8 juin dernier, après plusieurs manifestations contre le racisme et les violences policières en échos aux à ce qu'il se passe aux Etats-Unis, le ministre de l'Intérieur a annoncé que "la méthode de la prise par le cou, dite de l'étranglement sera abandonnée et ne sera plus enseignée dans les écoles de police et de gendarmerie". À la place, le ministre prône pour une généralisation du pistolet à impulsion électrique.

Cette méthode controversée consiste à maîtriser un individu lors d'une interpellation en se plaçant derrière lui alors qu'il est debout, puis encercler son cou pour l'amener au sol. Une technique qui comporte des risques, notamment lorsqu'elle est prolongée. Comme le rappelle le Huffpost, "plus la compression dure, plus il est compliqué pour la victime de trouver de l'air".

Les forces de l'ordre ont, pour éviter tout problème, des recommandations pour vérifier en permanence l'état de santé de la personne interpellées : ne pas maintenir l'étranglement  "au-delà de la nécessaire immobilisation" ou encore relâcher la pression lorsque c'est nécessaire.

Colère des syndicats

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"Si un policier ou un gendarme doit maintenir quelqu'un au sol lors de son interpellation, il sera désormais interdit de s'appuyer sur sa nuque ou son cou", a ajouté le ministre Castaner il y a quelques jours. Il a également annoncé que policiers et gendarmes devront "désormais obligatoirement suivre une formation annuelle" sur les techniques d'interpellation, sous peine de se voir interdire les interventions sur la voie publique.

L'abandon de la technique dite "de l'étranglement" n'a pas été bien reçue par plusieurs syndicats de police. "Dès lors qu'elle est faite dans un court instant, c'est la seule technique qui permette aux agents de maîtriser un individu dont le poids est supérieur", a jugé le délégué national du syndicat des gardiens de la paix, Alliance, Frédéric Lagache. "Sinon, on en sera réduit au combat de rue ou à l'utilisation du taser", estime-t-il auprès de l'AFP. 

Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité-SGP-Police, s'interroge également : "Si quelqu'un refuse de se faire interpeller et si on n'a plus la clé d'étranglement, qu'est-ce qu'on fait ?".

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