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Violence sexuelle dans le patinage : "Je n'ai pas protégé Beyer", se défend Gailhaguet

Le patron du patinage français a également dénoncé mercredi 5 février l'attitude "moralisatrice" de la ministre des Sports Roxana Maracineanu, qui le presse de démissionner.

Didier Gailhaguet, président de la Fédération française des sports de glace.
Didier Gailhaguet, président de la Fédération française des sports de glace.
Crédit : Bertrand GUAY / AFP
Félix Roudaut
Félix Roudaut

Didier Gailhaguet contre-attaque. L'inamovible patron du patinage français, empêtré dans un scandale de violences sexuelles dans sa discipline, a rendu coup pour coup, mercredi 5 février 2020, lors d'une conférence de presse très attendue. Il a notamment dénoncé l'attitude "moralisatrice" de la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, qui le presse de démissionner.

"Mme la ministre ne m'a pas entendu, elle est drapée dans ses certitudes", a déclaré Didier Gailhaguet lors d'une conférence de presse, évoquant pêle-mêle "une fédération accusée, une ministre moralisatrice et des opportunistes de circonstances que l'on n'a pas vus dans les patinoires depuis 10 ans".

Il a par ailleurs pointé qu'un cas d'abus sexuel avait touché le club de natation de Clamart (Hauts-de-Seine), celui de la ministre des Sports Roxana Maracineanu, ancienne championne du monde.

Au micro de RTL Soir ce mercredi 5 février, Didier Gailhaguet a estimé être victime d'une cabale orchestrée "par un mélange de beaucoup de choses". "Il y a des faits de société. La parole, et c'est une bonne chose, se libère. Mais je ne vois pas pourquoi on stigmatise un président de fédération qui, malgré tous les défauts qu'il puisse avoir, est un homme honnête et travailleur", précise-t-il. 

À écouter

Violences sexuelles dans le patinage : Didier Gailhaguet se dit victime d'une cabale
00:10:17

Le gouvernement soutient Roxana Maracineanu

Ces déclarations sont intervenues juste après l'annonce du soutien du gouvernement à la demande de démission formulée lundi par Roxana Maracineanu. Cette demande de démission est "évidemment partagée par l'ensemble du gouvernement", a déclaré mercredi la porte-parole du gouvernement Sibeth N'Diaye.

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Après le choc causé par les accusations de Sarah Abitbol et de plusieurs patineuses la semaine dernière, Didier Gailhaguet avait été convoqué en urgence lundi par Roxana Maracineanu pour avoir des explications. À l'issue de leur entrevue, la ministre des Sports avait demandé à Didier Gailhaguet de démissionner, et annoncé l'ouverture d'une enquête administrative.

"Pas protégé"

Mardi soir, à l'issue d'une réunion du bureau exécutif de la Fédération française des sports de glace (FFSG), M. Gailhaguet a annoncé qu'il ne prendrait pas de décision sur une éventuelle démission avant la fin de l'inspection administrative demandée par la ministre. Ce qu'il a de nouveau rappelé mercredi. Dans la foulée de la tenue du bureau exécutif mardi soir, quatre des seize membres du bureau exécutif ont démissionné, en désaccord avec le maintien à son poste de Didier Gailhaguet.

Mercredi, le président de la FFSG a affirmé qu'il avait lui-même demandé une enquête administrative au ministère des Sports, en 2000, sur l'entraîneur Gilles Beyer, à l'époque déjà controversé, et désormais accusé de viols par Sarah Abitbol. "Savez-vous qui l'a demandée ? C'est moi", a-t-il affirmé.

"Je n'ai absolument pas protégé Gilles Beyer", a souligné Gailhaguet, affirmant avoir appris les accusations de viols "il y a une semaine et demi", pour des faits remontant à plus de 20 ans. Sur ces faits, Didier Gailhaguet avait auparavant lancé: "Je n'ai pas de mots pour décrire mon dégoût".

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