2 min de lecture Armée

Un officier de l'armée française écroué pour espionnage au profit des Russes

Un officier français soupçonné d'avoir espionné pour le compte de la Russie a été écroué pour "intelligence avec une puissance étrangère".

Un hélicoptère militaire français (illustration)
Un hélicoptère militaire français (illustration) Crédit : Ludovic Marin / AFP / POOL
Sarah Belien
Sarah Belien
et AFP

En poste sur une base de l'Otan en Italie, un officier français de l'armée était soupçonné d'avoir espionné pour le compte de la Russie, a révélé dimanche la radio Europe 1. le gouvernement a partiellement confirmé les informations, annonçant avoir saisi la justice. L'officier est finalement écroué le 21 août pour "intelligence avec une puissance étrangère portant atteinte aux intérêt fondamentaux de la Nation," a-t-on appris de source judiciaire.

Un peu plus tôt, Florence Parly avait déclaré pouvoir confirmer que c'était "un officier supérieur sous le coup d'une procédure judiciaire pour atteinte à la sécurité", au micro d'Europe 1CNews et Les Echos. La ministre français des Armées n'est pas entré dans les détails de l'affaire.

Selon Europe 1, cet officier a été récemment mis en examen pour trahison au bénéfice de la Russie. Il est soupçonné d'avoir fourni des documents ultra-sensibles aux services secrets russes, affirme la radio sur son site internet.

L'homme a été arrêté à la fin de ses vacances en France par les services de contre-espionnage, la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), alors qu'il s'apprêtait à repartir à Naples, principal site de l'OTAN en Italie employant des Français. L'officier a été placé en détention provisoire à la prison de la Santé à Paris, affirment nos confrères.

Des faits pouvant créer de "graves failles de sécurité"

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Le ministère des Armées a seulement confirmé qu'un "officier supérieur en poste à l'étranger" était visé, "pour des faits de nature à cause de graves failles de sécurité". "C'est la France qui a pris l'initiative de cette procédure judiciaire", a souligné Florence Parly, précisant que son ministère avait saisi le procureur de la République en vertu de l'article 40 du Code de procédure pénale, qui impose à toute autorité publique de signaler à la justice un crime ou délit dont elle a connaissance.

"Nous avons pris toutes les mesures de sauvegarde qui étaient nécessaires et maintenant il faut que la justice puisse faire son travail dans le respect du secret de l'instruction", a assuré la ministre, sans plus de précisions.

Les inculpations et condamnations de militaires pour espionnage au profit d'une puissance étrangère, principalement la Russie ou en son temps l'URSS, sont rares en France, inférieures à une dizaine depuis la Guerre froide. En juillet, deux anciens agents des services d'espionnage (DGSE) ont été condamnés pour trahison au bénéfice de la Chine.

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