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Un hypnothérapeute autoproclamé jugé à Aix-en-Provence pour avoir violé des femmes en les droguant

Un hypnothérapeute sans diplôme est jugé ce lundi pour des viols sous soumission chimique dans les Bouches-du-Rhône. L'affaire, qui s'étend sur plus d'une décennie, a été révélée par une étudiante en 2019. Des preuves accablantes ont été découvertes sur l'ordinateur du suspect, impliquant 19 victimes.

Une photo montre une balance symbolisant la justice.

Crédit : Philippe HUGUEN / AFP

Hugo Amelin & Eléonore Aparicio

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Un procès qui rappelle l'affaire Pelicot. Ce lundi 5 janvier, un hypnothérapeute sans diplôme est traduit devant la cour criminelle des Bouches-du-Rhône pour des viols commis sous soumission chimique. Des faits qui se sont déroulés de juillet 2010 à mars 2021.

Manipulateur, Cyril Zattara devenait ami avec ses victimes avant de les amener chez lui et de les droguer. C'est une étudiante de 24 ans qui donne l'alerte en 2019. Elle a sollicité une séance et découvre des traces de substances blanches au fond de son verre de vin.

Prise de bouffées de chaleur, de vomissements, elle se souvient du pseudo-hypnothérapeute nu à côté d'elle sur le canapé. 

Des fichiers vidéos et photo dans l'ordinateur du suspect

Sa plainte puis les perquisitions vont permettre de découvrir dans l'ordinateur de Cyril Zattara de nombreux fichiers, photos et vidéos d'autres victimes. "C'est le grand drame des victimes de viols sous soumission chimique. C'est qu'un matin on vous appelle, on vous déplace au commissariat, puis on vous montre des images et on vous demande si vous vous reconnaissez sur ces photos. C'est le cas de ma cliente", confie à RTL Maître Kazanchi, qui défend l'une des 14 femmes identifiées à posteriori.

"Il y a le viol, il y a la question de la confiance, il y a la question de la conscience. Et puis en l'espace d'une fraction de seconde, votre vie bascule", explique-t-elle.

Dans le box, Cyril Zattara fait face, ce matin, à ses 19 accusatrices. 14 pour viol, 5 pour captation d'images sans leur consentement. Neuf femmes identifiées sur les images ont également choisi de ne pas porter plainte. Le président Roger Arata a ordonné le huis clos demandé par une partie civile. 

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