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Un homme condamné à 20 ans de prison pour avoir tué après une "guerre des regards"

Youssef Loukil était accusé d'avoir, pour de simples regards appuyés, tué Clément Hérisson, 24 ans, en 2012 à Angerville et pour avoir tenté de tué un de ses amis.

Un avocat à une cour d'assises (illustration)
Un avocat à une cour d'assises (illustration)
Crédit : ERIC CABANIS / AFP
Sarah Ugolini & AFP

Acquitté en 2015, Youssef Loukil a été condamné vendredi en appel à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Clément Hérisson, 24 ans, en 2012 à Angerville (Essonne) et pour avoir tenté de tuer un ami de la victime. Une information rapportée par la partie civile. 
Deux ans après son acquittement en première instance par la cour d'assises de l'Essonne, l'accusé était rejugé depuis lundi à Melun. 

L'avocat général avait requis ce vendredi 24 novembre au matin entre 18 et 20 ans de réclusion criminelle. Alors qu'il était poursuivi pour assassinat et tentative d'assassinat, la cour d'assises de Seine-et-Marne a jugé Youssel Loukil coupable de meurtre et tentative de meurtre. Les magistrats ont estimé que "les éléments constitutifs de la préméditation n'étaient pas réunis", a déclaré à l'AFP Jacques Bourdais, l'avocat des parents de la victime. L'accusé a de son côté toujours clamé son innocence. Sollicité, son avocat, Me Eric Dupond-Moretti n'a pas donné suite. 

Un mobile flou : "une guerre des regards"

La mort de Clément Hérisson avait marqué Angerville, une commune semi-rurale de 4.000 habitants. Un soir d'avril 2012, au fond d'une impasse, le véhicule de la victime avait essuyé cinq coups de feu. Touché à la tête et à l'omoplate, Clément Hérisson succombait à ses blessures le lendemain. Son ami Farouk, qui l'accompagnait, s'en était miraculeusement sorti. Seul témoin de la scène, Farouk avait désigné Youssef comme étant le tireur et avancé un mobile flou : "une guerre des regards"

Dans ses motivations, la cour d'assises d'appel souligne que "les débats n'ont pas permis d'établir avec certitude" la "motivation" des coups de feu mortels. Les nombreux résidus de tirs relevés sur Youssef Loukil, à son domicile et dans sa voiture l'ont toutefois "convaincue" de sa culpabilité.  

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