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Tyler Vilus, premier jihadiste français renvoyé aux assises pour des meurtres en Syrie

Le jihadiste français en 2015 est jugé pour "meurtre en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste", "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "direction d'une association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Un jihadiste avec le drapeau de l'État islamique. (Illustration)
Un jihadiste avec le drapeau de l'État islamique. (Illustration)
signature paul turban
Paul Turban et AFP

Une première pour un meurtre commis en zone irako-syrienne. Le jihadiste français Tyler Vilus a été renvoyé devant les assises par un juge d'instruction, notamment pour meurtre, a appris l'AFP de source judiciaire confirmant une information de France Inter

Il apparaît dans la vidéo d'un double meurtre, sans être toutefois le bourreau, et est accusé d'avoir dirigé sur place un groupe de combattants. Cet homme de 29 ans a fait appel de ce renvoi et il appartient donc désormais à la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris de statuer sur la tenue d'un procès

Il devrait être jugé pour "meurtre en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste", "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "direction d'une association de malfaiteurs terroriste criminelle". 

Un profil rare parmi les revenants

Après avoir rejoint la Syrie en octobre 2012, Tyler Vilus avait été interpellé en Turquie en juillet 2015, alors qu'il était en possession d'un passeport suédois authentique. Décrit par les enquêteurs comme "un combattant très actif au sein de l'organisation État islamique", il avait notamment proféré sur les réseaux sociaux des "menaces" envers la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), selon des documents dont l'AFP a eu connaissance. 

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Il est également soupçonné d'avoir "tenté de revenir sur le sol français en vue de commettre une attaque". Interrogé en mars 2019 par un juge d'instruction sur les attentats du 13-Novembre, il a reconnu avoir été en contact avec Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé de ces attaques, selon Le Parisien.  Il avait cependant nié avoir eu pour projet de commettre un attentat en Europe et n'a pas été mis en examen dans ce dossier. 

Sa mère, Christine Rivière surnommée "Mamie jihad", a été condamnée à dix ans de prison en juillet 2018 par la Cour d'appel de Paris, pour association de malfaiteurs à visée terroriste mais aussi financement du terrorisme. Convertie par son fils, presque immédiatement radicalisée, elle avait été interpellée en juillet 2014, alors qu'elle s'apprêtait à repartir en Syrie après trois précédents voyages.

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