2 min de lecture Terrorisme

Christine Rivière, alias "Mamie jihad", condamnée à dix ans de prison en appel

Christine Rivière, mère d'un jihadiste français devenu "émir" en Syrie, a été condamnée à dix ans de prison par la cour d'appel de Paris, pour association de malfaiteurs à visée terroriste mais aussi financement du terrorisme.

La première chambre de la Cour d'appel du Palais de Justice de Paris (illustration).
La première chambre de la Cour d'appel du Palais de Justice de Paris (illustration). Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau
Journaliste RTL

Par amour pour son fils, elle a plongé dans les méandres de Daesh. Christine Rivière, surnommée "Mamie jihad", a été condamnée ce mardi 3 juillet à dix ans de prison, assortis d'une période de sûreté des deux tiers, pour association de malfaiteurs à visée terroriste mais aussi financement du terrorisme.

La cour d'appel de Paris a confirmé la peine maximale prononcée en octobre 2017 à l'encontre de cette femme de 52 ans. Mais, conformément aux réquisitions du parquet général, les juges d'appel l'ont cette fois condamnée également pour financement du terrorisme, pour avoir "transféré ou fait transférer des fonds ou des biens à destination de combattants en Syrie".

Christine Rivière est la mère de Tyler Vilus, un combattant français rapidement monté en grade dans la hiérarchie jihadiste. Convertie par son fils, presque immédiatement radicalisée, elle avait été interpellée le 2 juillet 2014, au domicile de son aîné, Leroy (30 ans), alors qu'elle s'apprêtait à repartir en Syrie après trois précédents voyages.

Elle ne va pas en Syrie pour son fils, elle y va pour elle

Avocate générale
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"Elle n'a jamais dissuadé son fils mais au contraire l'a encouragé et félicité", avait souligné l'avocate générale. Avant d'ajouter que la quinquagénaire, qui a donc gagné le surnom de "Mamie Jihad" n'allait pas en Syrie pour son fils mais bel et bien "pour elle". "Elle se délecte les armes à la main", avait-elle poursuivi.

Une relation fusionnelle

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Christine Rivière avait confessé certaines "erreurs" au premier jour de son procès en appel début juin. "J'ai fait l'erreur de l'encourager (...) Il y a plein de choses que je n'aurais pas dû faire, je m'en rends compte maintenant", avait-elle affirmé, visiblement agacée.

Son avocat, Thomas Klotz, avait estimé que se trouvait au cœur du dossier "une relation fusionnelle et nocive" entre mère et fils. "Il y avait une dimension psychiatrique et psychologique qu'on aurait voulu faire entendre, mais ces arguments ont été balayés", a déploré l'avocat à la sortie de l'audience.

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