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Tweets anti-asiatiques : 4 jeunes condamnés à effectuer un stage citoyen

Mercredi 26 mai comparaissaient devant la 17ème chambre du tribunal de Paris 5 jeunes accusés d’avoir écrit des tweets haineux visant la communauté asiatique. Parmi eux, 4 ont été condamnés à deux jours de stage de citoyenneté, le dernier ayant été relaxé.

Panneau trouvé après une manifestation "Stop Asian Hate" (Arrêtons la haine vers les asiatiques en anglais)en mars 2021 à Détroit dans le Michigan
Panneau trouvé après une manifestation "Stop Asian Hate" (Arrêtons la haine vers les asiatiques en anglais)en mars 2021 à Détroit dans le Michigan
Crédit : ADAM J. DEWEY / NURPHOTO VIA AFP
Céline Morin
Journaliste

4 jeunes, âgés de 19 à 25 ans devront participer à un stage citoyen de 2 jours pour "délit de provocation publique, non suivi d'effet, à commettre un délit d'atteinte volontaire à l'intégrité de la personne à raison de son origine", a décidé le tribunal correctionnel de Paris mercredi 26 mai. Un cinquième accusé a lui été relaxé.

L’affaire remonte à fin octobre 2020, quand le président de la République a annoncé le deuxième confinement pour tenter d'endiguer l'épidémie de coronavirus. À peine l’annonce faite que déjà se répandent sur la toile et en particulier sur Twitter, des messages de haine envers les Chinois et la communauté asiatique de manière plus générale. 

Le parquet de Paris avait alors sollicité une enquête pour "provocation publique à commettre une atteinte à l’intégrité physique d’une personne, à caractère raciste" et afin de lever l’anonymat de plusieurs comptes ayant proférés des insultes racistes, dont notamment celui des 5 prévenus. Différentes associations avaient d’ailleurs accueilli la nouvelle très positivement, preuve d’une réelle prise en compte par les pouvoirs publics de la gravité des faits

Une condamnation symbolique

Les messages véhiculés sur le réseau social Twitter étaient particulièrement haineux envers la communauté chinoise, accusée d’avoir un lien avec la pandémie de coronavirus. En dehors de l’amende de 250 euros que doivent payer les prévenus à chacune des 7 parties civiles, avec jusqu’à 1.000 euros de dommages et intérêts, les quatre suspects condamnés ont également l’obligation d’effectuer un stage de 2 jours.

L’Association des Jeunes Chinois de France s’est composée partie civile. Son avocat, Maître Soc Lam applaudit la décision : "C'est la première fois que des personnes sont condamnées à l'initiative du Pôle national de lutte contre la haine en ligne, fraîchement créé au sein du parquet de Paris", bien que les peines soient "extrêmement symboliques et légères". Il met d’ailleurs en garde, évoquant l’idée qu’elles " peuvent encourager certains à recommencer". 

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Il nuance néanmoins en expliquant que ce procès permet de donner un "signal" à ceux qui voudraient imiter les jeunes condamnés : faire preuve de racisme c’est prendre le risque "de se retrouver devant le tribunal" dit-il. Par ailleurs, 4 autres jeunes – mineurs au moment des faits – doivent bientôt paraître devant le tribunal pour mineurs pour des faits similaires. 

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