1 min de lecture Justice

Tariq Ramadan se dit "victime d'un acharnement judiciaire" et d'un "complot"

VU DANS LA PRESSE - Pour la première fois depuis ses nouvelles mises en examen, le théologien s'est exprimé, affirmant être victime d'un "complot".

L'islamologue Tariq Ramadan
L'islamologue Tariq Ramadan Crédit : MEHDI FEDOUACH / AFP
Charles Deluermoz

"Si j’avais la même couleur de peau que vous, mon affaire aurait été classée sans suite". Ce mardi 3 mars, Tariq Ramadan s'est exprimé pour la première fois depuis qu'il a été mis en examen pour le viol de deux nouvelles femmes, le 13 février dernier, se disant "victime d'un acharnement judiciaire".

Aussitôt après ces nouvelles poursuites, l'islamologue avait durci sa ligne de défense, accusant les juges d'instruction d'être sous "emprise politique". Dorénavant, il affirme que "tout est inventé". "La première a déclaré que les relations avaient été consenties et la seconde ne s'est jamais plainte de nos deux rencontres !", s'est-il indigné dans un entretien au Parisien.  

Assurant qu'il n'est pas un "justiciable comme un autre", il insiste et dénonce "l'existence d'un complot" : "Mon affaire judiciaire n'est qu'un prétexte pour me museler (...) Les plaignantes ont menti. La plupart de ces femmes se connaissent et sont en lien en amont avec mes pires ennemis idéologiques."

"Je ne crois pas au hasard..."

Au sujet des "relations sous emprise" évoquées par les magistrats, il considère que "c'est une lecture sélective et orientée" et accuse l'un des experts, le docteur Daniel Zagury, de "partialité" : il est "membre du comité scientifique de Schibboleth, une association dont 16 membres ont pris nominalement position contre moi. Il existe plus d'une centaine de psychiatres et de psychologues assermentés mais on choisit justement celui-ci. Je ne crois pas au hasard…"

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Après avoir nié l'existence de toute relation extra-conjugale, Tariq Ramadan avait finalement admis des relations "consenties" après sa mise en examen pour deux viols, au mois de janvier 2018. 

Interrogé sur la contradiction entre ces relations et les valeurs qu'il prône, il fait son mea culpa : "J'assume mes contradictions. Ce comportement n'aurait pas dû être (...) Je ne me suis jamais présenté comme un parangon de vertu, j'ai toujours dit que j'étais un être humain avec ses faiblesses, ses vulnérabilités et ses blessures."

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