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Seine-Saint-Denis : un jeune homme frappé au sol par un policier lors d'une intervention

Une vidéo a circulé sur les réseaux sociaux, montrant un policier qui frappe un homme au sol lors de son interpellation.

Un véhicule de police (illustration)
Un véhicule de police (illustration)
Crédit : Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
William Vuillez & AFP

La scène se déroule vendredi 17 septembre à Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis. Sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on peut voir un policier frapper un homme au sol lors de son interpellation. Dimanche, la préfecture de police de Paris a indiqué sur Twitter qu'une "enquête administrative a été ouverte".

Sur ces images d'amateur prises du balcon d'un immeuble, deux policiers sont en train d'interpeller un homme, maintenu à terre. Arrive alors un troisième fonctionnaire qui lui assène un coup de poing puis un coup de pied au niveau de la tête. Le parquet de Bobigny a indiqué à l'AFP que les faits se sont déroulés vers 20h30 alors que les policiers intervenaient pour un "attroupement avec tapage, dans la rue".

L'homme, âgé de 22 ans, a ensuite été placé en garde à vue et déféré en vue d'une comparution immédiate lundi pour violences et outrage, a précisé cette source. Pendant leur intervention, les policiers ont reconnu cet homme, déjà connu pour outrage, et ont décidé de le mettre à l'écart. Mais celui-ci s'est énervé et a frappé les agents, selon une source proche de l'enquête.

L'avocat du jeune homme va porter plainte

Deux fonctionnaires ont eu cinq et six jours d'incapacité totale de travail (ITT), a précisé le parquet. De son côté, l'avocat de la famille du jeune homme, Me Arié Alimi, a annoncé à l'AFP son intention de déposer une plainte pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique en réunion et avec armes".

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L'avocat a estimé que son client avait fait les frais d'un "contexte conflictuel" dans ce quartier, à la suite de la relaxe d'une autre personne. Me Alimi a indiqué qu'il était en train de "collecter tous les témoignages". "On regrette que le parquet, comme à son habitude, ait choisi de déférer après une garde à vue ce jeune hommes sans ouvrir d'enquête sur les violences pourtant avérées au regard de la vidéo et illégitimes", a réagi l'avocat. "Il s'agit d'une protection des policiers par le parquet de Bobigny", a-t-il affirmé.

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