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Savoie : il aurait fait agresser son ex-femme au vitriol, 20 ans de réclusion requis

L'avocate générale de la cour d'assises de Savoie a requis vingt ans de réclusion criminelle à l'encontre d'un Albanais de 52 ans, accusé d'avoir commandité l'agression à l'acide sulfurique de son ex-femme en 2006.

Le symbole de justice (illustration)
Le symbole de justice (illustration)
Crédit : INA FASSBENDER / AFP
Bastien Hauguel & AFP

Il est accusé d'avoir commandité l'agression au vitriol de son ex-femme. Au matin du samedi 14 novembre, devant la cour d'assises de Savoie, à Chambéry, vingt ans de réclusion criminelle ont été requis à l'encontre d'un Albanais de 52 ans. 

"Je vous demande de faire porter à la bonne personne le réel poids de la culpabilité", a demandé l'avocate générale Nathalie Hermitte. Deux hommes de main de l'accusé avaient été condamnés en 2009 à dix et cinq ans de prison dans le cadre de cette affaire, lors d'un premier procès. 

"Il a fait faire les basses besognes à d'autres, plus faibles que lui. Il a utilisé l'autre comme objet, pour ne pas se faire attraper", a ajouté l'avocate générale dans son réquisitoire, en dénonçant la défense de l'accusé "par demi-vérités, mensonges, silences et dénégations".

Il a dit : "je vais t'effacer parce que tu m'as humilié".

Nathalie Hermitte, avocate générale

Les faits se sont déroulés en 2006. Le 14 septembre de cette année, l'ex-femme de Nexhmédin Dardha, qui est poursuivi pour complicité d'actes de torture ou de barbarie aggravés, avait été brûlée au deuxième et troisième degrés, au visage et au corps, après avoir reçu un jet d'acide sulfurique par un individu ganté et cagoulé. L'agression s'était déroulée devant chez elle, à Chambéry, sous le regard de ses deux filles. Immédiatement, l'ex-époux de la victime et père des deux enfants avait été soupçonné d'être le commanditaire de cette agression, depuis l'Albanie où il séjournait alors.

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Depuis l'ouverture de son procès jeudi, l'accusé, à la carrure imposante, a, selon l'avocate générale, livré dans son box des "mots sans relief", en opposition à "l'émotion" des professionnels qui ont eu à traiter l'affaire, même quatorze ans après les faits, à la barre de la cour d'assises. En commanditant le vitriolage de son ex-épouse, "il a dit 'je vais t'effacer parce que tu m'as humilié'", a encore estimé l'avocate générale, alors que la victime, dont il avait divorcé en 2004, avait refait sa vie avec un autre homme. Il la considérait comme "une femme à abattre", comme l'avait révélé l'enquête.

Une période de sûreté portée aux deux-tiers de la peine prononcée et l'interdiction définitive du territoire français a également été demandée à l'encontre de cet homme. En 2006, la victime avait déjà porté plainte à deux reprises contre son ex-mari, pour sabotage de son véhicule et menaces de mort. Elle a depuis changé d'identité, comme ses enfants, pour des raisons de sécurité.

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