1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Réforme de la police judiciaire : pourquoi les officiers sont-ils en colère ?
2 min de lecture

Réforme de la police judiciaire : pourquoi les officiers sont-ils en colère ?

Le gouvernement défend une réforme de "simplification" quand les policiers de la PJ, eux, craignent d'être noyés par la délinquance du quotidien, au détriment de leurs anciennes missions.

La police judiciaire (illustration).
La police judiciaire (illustration).
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Réforme de la police judiciaire : pourquoi les officiers sont-ils en colère ?
00:01:08
Maxime Levy - édité par Benoît Leroy

Les enquêteurs de la police judiciaire se rebellent. Ce vendredi 7 octobre, plusieurs rassemblements de policiers se sont tenus un peu partout en France. À chaque fois, le motif était semblable : ils s'opposent à une réforme voulue par le ministère de l'Intérieur, leur autorité de tutelle. 

Concrètement, l'État veut réorganiser la police judiciaire département par département. Aujourd'hui, la PJ est organisée en sept immenses zones géographiques : sud, nord, est, ouest, etc... Dans le même temps, les policiers doivent répondre à une direction centrale unique. La réforme de l'exécutif veut changer cette organisation afin de simplifier l'organigramme

Elle propose ainsi de créer dans chaque département une filière "investigation", qui regrouperait la police judiciaire en charge des enquêtes les plus complexes, ainsi que les policiers de la sécurité publique, en charge de la délinquance du quotidien.

Craintes sur les "conséquences de la réforme"

C'est sur ce point que les policiers de la PJ ont un problème. Ils craignent de se retrouver noyés par la gestion de cette délinquance du quotidien, du maintien de l'ordre, au détriment du grand banditisme, comme les braquages ou le proxénétisme. Ces policiers craignent aussi le cadre départemental imposé par la réforme, eux qui ont l'habitude d'enquêter sur la grande criminalité organisée qui dépasse les frontières départementales.

À écouter aussi

La Conférence nationale des procureurs de la République (CNPR), association regroupant des procureurs, a exprimé "à nouveau sa plus grande préoccupation quant aux contours et aux conséquences de la réforme envisagée", dans un communiqué de presse. La CNPR "s'inquiète que l'annonce" du départ du patron de la police judiciaire de la zone sud, Éric Arella, le 7 octobre, "puisse compromettre la sérénité devant présider aux échanges relatifs à une réforme de grande ampleur, porteuse de lourds enjeux institutionnels". 

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.