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Procès du 13 novembre : "On a peur de revivre des cauchemars", appréhende la mère d'une victime

INVITÉE RTL - Nadine Ribet-Reinhart, mère de Valentin, victime du Bataclan, est partie civile au procès et administratrice de l'association Fraternité et Vérité. Elle a expliqué ce qu'elle attendait du procès mais a aussi fait part de ses craintes à 48 heures de l'audience.

 L’entrée du Bataclan prise en photo le 13 novembre 2018. (Illustration).
L’entrée du Bataclan prise en photo le 13 novembre 2018. (Illustration).
Crédit : BENOIT TESSIER / POOL / AFP
13 novembre 2015 : les inquiétudes d'une mère de victime avant le procès
09:04
13 novembre 2015 : les inquiétudes d'une mère de victime avant le procès
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Yves Calvi_
Yves Calvi - édité par Victor Goury-Laffont

Plusieurs années après les attentats du 13 novembre 2015, l'heure du procès est arrivée. La procédure démarrera le 8 septembre, et devrait durer neuf mois, jusqu'au mois de mai 2022. En plus des 20 accusés, plus de 1.750 personnes sont parties civiles au procès, dont Nadine Ribet-Reinhart, mère de Valentin, victime du Bataclan, et administratrice de l'association de victimes Fraternité et Vérité. 

"Je suis très émue par l'ouverture de ce procès, c'est le moment qu'on attend depuis près de six ans", explique la mère de famille. "On est aussi inquiets, stressés, fatigués : est-ce qu'on va pouvoir tenir le coup pendant neuf mois ? Pour les parents de victimes décédées, nous avons un certain âge, on est encore en activité professionnelle. Il faudra jongler entre le procès, le travail, tout en gardant une vie normale".

Au terme de ce procès hors-norme, Nadine Ribet-Reinhart souhaite obtenir un "déroulé exact de ce qu'il s'est passé le 13 novembre mais aussi avant. Des jours, des minutes, et même des secondes pour ce qui est du soir de l'attaque. Ce sont des questions qu'on se pose de manière lancinante depuis près de six ans".

Des parties civiles auditionnées

"En apportant de la rationalité et de la vérité, je vais pouvoir acquérir une nouvelle sérénité", explique la mère de Valentin, mort à 26 ans. Comme d'autres parties civiles, Nadine Ribet-Reinhart et son mari seront auditionnés au mois d'octobre. "Ce sera le moment, pour nous de rendre hommage à notre fils, lui dire notre amour, et le dépeindre vis-à-vis des accusés. Peut-être que certains, pour qui il n'y avait que la haine, seront sensibles au discours d'un jeune homme qui avait leur âge au moment des faits, qui leur ressemblait".

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Une peur habite cependant les parties civiles, explique Nadine Ribet-Reinhart : "On est très inquiets du comportement des accusés dans leur box. On a lu récemment qu'ils étaient accusés des pires faits en Syrie. Ce sont des personnes qui n'ont plus le même état d'esprit que nous. On a peur de repartir dans d'affreux cauchemars, des traumatismes".

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