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Procès des attentats de janvier 2015 : la famille de Boumedienne à la barre

La sœur aînée et la demi-sœur Sadia d'Hayat Boumedienne sont venues dresser le portrait de la complice d'Amedy Coulibaly, dans le cadre du procès des attentats de janvier 2015.

La justice (illustration)
La justice (illustration)
Crédit : JACQUES DEMARTHON / AF
Procès des attentats de janvier 2015 : la famille de Boumedienne à la barre
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Anne Le Henaff

Hayat Boumedienne, l’ancienne compagne du terroriste Amedy Coulibaly, fait partie des accusés dans l'affaire des attentats de janvier 2015, dont le procès à commencé mercredi 2 septembre. Celle qui reste introuvable est soupçonnée d’avoir aidé le tueur de l'Hyper Cacher de façon logistique avant de s’enfuir en Syrie. Des membres de sa famille ont été convoqués à la barre pour en savoir plus sur la personnalité de la jeune femme. 

Le portrait de la grande absente a été dressé par ses proches. Sa sœur aînée, Keltoum, a ôté son voile avant de rentrer dans la salle d’audience, quand sa demi-sœur Sadia, avec qui Hayat Boumedienne a été élevée pendant une partie de son adolescence, est arrivée à la barre voilée de noir de la tête au pied. 

Les deux femmes ont raconté comment la famille a éclaté à la mort de la mère d’Hayat, sa rencontre avec Amedy Coulibaly et sa plongée dans l’islam rigoriste. Toutefois, elles n’employèrent jamais ce terme, ni celui d’islam radical ou d’intégrisme

De rares nouvelles par téléphone

D’après leur témoignage, Hayat s’est mise à porter le voile lorsque son mari a été incarcéré et a mal vécu le regard de la société sur sa religion. Mais rien ne laissait penser un départ, a assuré sa sœur. 

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Depuis, elle leur téléphone une ou deux fois par an : le dernier appel remonte au mois d’octobre. Hayat aurait dit à sa famille qu’elle était heureuse et qu’elle était le bijou de l’État islamique. "Vous diriez que c’est une femme comblée ?", a demandé la cour. "Comblée et convaincue", a répondu Sadia. 

Les deux femmes ont assuré qu’elles ne savaient pas où se trouve Hayat Boumedienne : elles ne l’ont critiquée à aucun moment et espèrent toujours qu’elle rentrera en France, un jour ou l’autre. 

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