1 min de lecture Fraude fiscale

Procès Balkany : le maire de Levallois donne sa version de l'affaire du riad de Marrakech

Lors de son procès lundi 3 juin, le maire de Levallois, en verve, a tenté d'expliquer l'achat de son somptueux riad de Marrakech.

Julien Sellier RTL Petit Matin Julien Sellier iTunes RSS
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Procès Balkany : le riad de Marrakech, "c'est très simple" pour le maire de Levallois Crédit Image : STRINGER / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Thomas Prouteau édité par Thomas Pierre

La défense de Patrick Balkany a été mise à mal lundi 3 juin lors de son procès. Le maire de Levallois a tenté d'expliquer l'achat de son somptueux riad marocain, en affirmant avoir fait son acquisition pour rendre service à un milliardaire saoudien, lui-même présent sur le banc des prévenus. Mais son récit a été contredit point par point par l’intéressé.

Les mystères de la villa de Marrakech prennent désormais les teintes d'un conte oriental. Patrick Balkany est en verve. "Le riad, c'est très simple", commence-t-il le visage écarlate. Le personnage central c'est toujours Mohamed Al Jaber, selon lui. Le milliardaire qui bout sur le banc des accusés. 

Mais le maire de Levallois livre une nouvelle version. À l'époque, le Saoudien aurait été menacé de mort dans son royaume. "Vous savez dans ces pays, on vous coupe la tête ou les mains", gouaille Patrick Balkany d'un air entendu. Mohamed Al Jaber lui a donc demandé assistance pour une "opération secrète". 

"Une opération secrète"

"Une opération secrète", s'étonne benoîtement le président. "Oui, c'est exactement cela", "Mais pourquoi avoir pris un tel risque au vue du montage financier offshore ?", interroge le magistrat. Explication : le Saoudien est impliqué dans une opération immobilière cruciale à Levallois. Il ne fallait pas le perdre. "On sait bien que les cheikhs arabes ont des caprices", continue Patrick Balkany sur sa lancée. 

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Le milliardaire saoudien bondit de son banc. "Je voudrais remercier M. Balkany pour m'avoir sauvé la vie en m'achetant une maison au Maroc, mais je ne suis jamais allé dans le pays". Les deux hommes se toisent. Entre eux, un flux de 3,5 millions d'euros restent inexpliqué. 

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