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Policière tuée à Rambouillet : l'assaillant, un homme "dépressif" qui avait "complètement changé"

L'homme qui a tué de deux coups de couteau une policière de 49 ans, ce vendredi 23 avril à Rambouillet, avant d'être abattu par la police, est décrit par ses proches comme "un jeune calme et réservé". Selon eux, il était "dépressif".

Ce vendredi 23 avril, Jamel Gorchene, un Tunisien de 36 ans, a abattu une policière non-armée à Rambouillet, près de Paris.
Ce vendredi 23 avril, Jamel Gorchene, un Tunisien de 36 ans, a abattu une policière non-armée à Rambouillet, près de Paris.
Crédit : Samuel Boivin / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Charline Vergne & AFP

Dans la banlieue de M'saken, ville moyenne du centre-est de la Tunisie, la famille de l'assaillant qui a égorgé une policière au commissariat vendredi 23 avril, décrit ce samedi un homme dépressif, qui était suivi par un psychiatre en France.

Lorsqu'elle a appris que son fils avait tué quelqu'un, ce vendredi 23 avril, la mère de Jamel Gorchene, âgé de 36 ans, a été hospitalisée. "On n'a rien à dire", avance tristement sa sœur, auprès de l'AFP, déclinant toute interview.


L'homme a grandi dans une famille de la classe moyenne, à la périphérie de M'saken. Cette ville se situe dans l'arrière-pays de la station balnéaire de Sousse, dans le centre-est du pays. C'est aussi la ville natale de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, auteur de l'attaque au camion perpétrée le 14 juillet 2016, à Nice, qui avait provoqué la mort de 86 personnes.

"Un jeune homme calme et réservé"

L'assaillant, qui a une sœur aînée et deux frères, dont un jumeau, selon ses proches, était revenu en Tunisie il y a environ un mois. Une première depuis son départ en 2009. "Il est resté auprès de sa famille deux semaines", témoigne auprès l'AFP une cousine trentenaire, prénommée Sameh. 

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La jeune femme précise ensuite que son cousin était suivi par un psychiatre en France, car il souffrait de dépression. "Il comptait rentrer définitivement au bled, c'était prévu qu'il arrive aujourd'hui", (ce samedi 24 avril, ndlr). Et de poursuivre : "Nous sommes toujours sous le choc, nous n'arrivons pas à réaliser ce qui s'est passé !". De son côté, Noureddine, un autre cousin, décrit "un jeune calme et réservé". Il admet toutefois ne pas l'avoir vu depuis longtemps. Mais, "il n'était ni particulièrement religieux ni pieux", assure-t-il.

Plusieurs témoins de l'attaque, qui s'est déroulée à Rambouillet, près de Paris et assimilée au "terrorisme islamiste", ont indiqué que l'assaillant aurait crié "Allah Akbar", d'après une source proche de l'enquête.

"Comprendre pourquoi il est devenu comme ça"

Au micro de RTL, Rached, un ami tunisien de l'assaillant, a confié ce samedi 24 avril : "On était dans le même lycée, dans la même classe. Après, il est parti en France et quand je suis parti en France en 2011 je l'ai vu. On est sorti ensemble, on a bu ensemble, il était normal. Jamais il n'a parlé de religion, de l'Islam".

Tous deux s'étaient croisés, il y a un mois, en Tunisie. Et Rached explique avoir trouvé son ami perturbé. "Le 1er mars, je l'ai vu en Tunisie, il a changé complètement. Physiquement, il a maigri, il a une barbe. Il ne parlait pas trop, il n'était pas normal. J'ai appris la nouvelle, c'était la surprise totale. J'essaie de comprendre pourquoi il est devenu comme ça. Une attaque au couteau, les gens qui font ça... Ce sont des actes barbares."

À écouter

Attaque au couteau à Rambouillet : "Il a complètement changé", confie un ami de l'assaillant
01:23

Le Tunisien, qui vivait depuis plusieurs années près de Paris, jusqu'alors inconnu de la police française, a tué de deux coups de couteau une policière non armée de 49 ans, dans le commissariat de Rambouillet, avant d'être lui-même abattu par la police, selon les premiers éléments de l'enquête française. "Nous ne céderons rien" face "au terrorisme islamiste", avait déclaré vendredi 23 avril le président Emmanuel Macron, sur son compte Twitter.

Arrivé en France de façon irrégulière en 2009, Jamel Gorchene, devenu chauffeur-livreur, était titulaire depuis décembre d'une carte de séjour, valable pour une durée d'un an.

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