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Attaque au couteau à Rambouillet : ce que l'on sait du déroulement des faits

Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire concernant l'attaque au couteau survenue ce vendredi 23 avril à Rambouillet. Une fonctionnaire de police a été tuée. L'assaillant a été abattu.

Des policiers bouclent le quartier après l'attaque d'une policière au couteau, vendredi 23 avril, à Rambouillet dans les Yvelines
Des policiers bouclent le quartier après l'attaque d'une policière au couteau, vendredi 23 avril, à Rambouillet dans les Yvelines
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Attaque au couteau à Rambouillet : ce que l'on sait des évènements
14:18
Le journal RTL de 18h du 23 avril 2021
14:18
Marie Gingault & Guillaume Chieze

Une fonctionnaire de police a été tuée par arme blanche ce vendredi 23 avril à l'entrée du commissariat de Rambouillet, dans les Yvelines. L'assaillant, de nationalité tunisienne, a été abattu par les forces de l'ordre. 

Il est peu avant 14h30, lorsqu'un homme armé pénètre dans l'entrée du commissariat de Rambouillet et assène deux coups de couteau à la gorge d'une fonctionnaire présente à l'accueil, qui rentrait de sa pause déjeuner. Au moment de l'attaque, l'homme aurait crié "Allah Akbar", a rapporté une source proche de l'enquête.

La victime, prénommée Stéphanie, était âgée de 49 ans et mère de deux enfants, âgés de 13 et 18 ans. Malgré l'intervention des pompiers, elle est décédée sur place des suites de ses blessures. L'assaillant, Jamel G, est un ressortissant tunisien âgé de 36 ans, d'après les papiers d'identité retrouvés sur lui. Touché par balles par un policier présent sur place, il a lui aussi succombé à ses blessures. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme était arrivé en France en 2009 en situation irrégulière et avait depuis été régularisé. Il était inconnu des services de police et de renseignements. 

Le parquet national antiterroriste saisit de l'enquête

Le parquet national antiterroriste (Pnat) s'est saisi du dossier et a ouvert "une enquête de flagrance des chefs "d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle", a précisé le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, présent sur place. Ce dernier a précisé que l'enquête avait été "confiée conjointement à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avec la sous-direction antiterroriste (Sdat) comme service coordonnateur". 

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Le procureur a précisé les raisons de cette saisine par le Pnat qui se justifie par "le déroulement même des faits, qui comprend des éléments de repérage. Également, la réalisation des faits, les modalités mêmes du crime, la personne de la victime, mais aussi les propos tenus par l'auteur, au moment de la réalisation des faits". 

En fin d'après-midi vendredi, trois personnes de l'entourage de Jamel G ont été placées en garde à vue. Parmi eux, une personne qui l'avait hébergé à son arrivée en France. L'habitation du logeur, située dans le Val-de-Marne, et le domicile de l'assaillant ont été perquisitionnés.

Un geste barbare et d'une infinie lâcheté

Jean Castex - Premier ministre

Selon les premiers éléments de l'enquête l'individu aurait prémédité son geste. Jean Castex a dénoncé sur Twitter un "geste barbare et d'une infinie lâcheté" "contre une héroïne du quotidien".  Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin se sont rendus sur les lieux du drame dans l'après-midi. "On a voulu frapper un symbole de la France. On a cherché à déstabiliser le pays", a pour sa part déploré la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, qui s'est elle aussi rendue au commissariat de Rambouillet ce vendredi.

De son côté, le président Emmanuel Macron, de retour d'un voyage officiel au Tchad pour les funérailles du défunt président Idriss Déby, a assuré que la France ne "cédera rien" de ses combats contre le terrorisme islamiste. "Elle était policière. Stéphanie a été tuée dans son commissariat de Rambouillet, sur les terres déjà meurtries des Yvelines. La Nation est aux côtés de sa famille, de ses collègues et des forces de l’ordre. Du combat engagé contre le terrorisme islamiste, nous ne céderons rien", a écrit le chef de l'État sur Twitter. 

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