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Policière agressée près de Nantes : le suspect interpellé est décédé

Un suspect a été interpellé en début d'après-midi après l'attaque d'une policière en Loire-Atlantique. Il est décédé peu après.

Des membres du GIGN mobilisés dans la traque de l'agresseur
Des membres du GIGN mobilisés dans la traque de l'agresseur
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Coline Daclin
Journaliste

Une chasse à l'homme a été organisée ce vendredi 28 mai pour retrouver l'agresseur d'une policière municipale grièvement blessée au couteau à La Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes. 80 gendarmes, dont l'antenne du GIGN de Nantes, ont été déployés pour retrouver l'auteur des faits qui s'était enfui avec l'arme de la policière. 

Un homme soupçonné d'être l'auteur de l'attaque a été interpellé en début d'après-midi après un échange de coups de feu. Deux gendarmes ont été blessés, notamment à la main et au bras, selon la gendarmerie, et un troisième est en état de choc. Le suspect a également été blessé lors de l'arrestation, selon une source proche du dossier. Il est décédé peu après, selon Le Parisien. D'après les informations du quotidien, les secours ont tenté de le réanimer après qu'il a été touché par balles, en vain. 

"La policière municipale a été courageuse et a su se protéger avec les moyens qu’elle avait et malgré ses blessures importantes elle va survivre et c’est une très bonne chose", a déclaré Gérald Darmanin lors d'un point presse dans cette commune située au nord de Nantes. 

L'attaque s'est déroulée dans les locaux de la police municipale. Elle intervient un peu plus d'un mois après celle de Rambouillet (Yvelines), au cours de laquelle une fonctionnaire de police a été tuée au couteau à la gorge par un homme, abattu par balles par un policier, au sein du commissariat. Pour l'heure, la piste terroriste n'a pas été confirmée. 

Le suspect diagnostiqué comme schizophrène

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Selon un photographe de l'AFP présent sur les lieux, une dizaine de détonations en deux salves ont retenti près de la brigade de gendarmerie, dans une zone d'habitation. Une vingtaine de gendarmes du GIGN armés de boucliers, casqués, tenaient leurs armes en joue derrière des poubelles, dans des buissons… 

"Cet individu français né en France, une quarantaine d'années, est connu des services de police, sortait de prison et en 2016 il avait été signalé pour une pratique rigoriste de l'islam pour radicalisation et ainsi inscrit au fichier FSPRT" (Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste), a dit Gérald Darmanin. 

D'après une source proche du dossier, l'homme, écroué en mars 2013, purgeait principalement une peine de huit ans d'emprisonnement prononcée par la cour d'assises du Nord le 7 octobre 2015 pour vol aggravé et séquestration. Il avait été libéré le 22 mars. À sa libération, le suivi socio-judiciaire auquel il avait été condamné en 2015 a été mis en place immédiatement, notamment l’obligation de soins. Il était diagnostiqué comme schizophrène. 

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