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Paris : une ex-directrice de Tati Barbès condamnée en appel pour harcèlement moral

Mardi, la cour d'appel de Paris a confirmé la condamnation d'une ancienne directrice du magasin Tati Barbès, accusée de harcèlement moral envers une salariée qui s'était suicidée en 2012. La responsable a écopé d'une peine d'un an de prison avec sursis.

La cour d'appel d'un palais de justice (illustration)
La cour d'appel d'un palais de justice (illustration)
Crédit : ROMAIN LAFABREGUE / AFP
Florise Vaubien & AFP

L'enseigne au vichy rose et blanc dans la tourmente. Mardi 11 octobre, une ancienne directrice du magasin Tati Barbès a été condamnée à un an de prison avec sursis pour harcèlement moral envers une salariée qui s'était suicidée. La cour d'appel de Paris a ainsi confirmé une condamnation attendue par les proches de la victime, qui ont toutefois déploré l'absence de regrets de la mise en cause

Le drame s'était produit en 2012 : France Javelle avait été retrouvée morte avec à ses côtés, des lettres manuscrites qui décrivaient sa "longue descente aux enfer". Dans ces textes, elle pointait la responsabilité de sa supérieure, Catherine L. "Tout est matière à me détruire. Je suis tout et rien. On m'humilie. C'est une descente aux enfers chaque jour", pouvait-on lire. Le tribunal avait alors considéré en 2018 que "les éléments établissant la culpabilité de Mme. L étaient nombreux, précis et concordants".

Des méthodes de management et des cadences "folles"

Les "méthodes de management" de l'entreprise ont également été dénoncées pendant les audiences. D'ailleurs, un tract syndical intitulé "une scie pour diriger Barbès" avait aussi été trouvé près du corps de l'ancienne employée, mettant directement en cause la gestion du magasin de textile à bas coût, mais surtout les cadences "folles" que la direction imposait aux salariés de la boutique, aujourd'hui fermée. 

En juillet 2018, la cour avait prononcé en première instance une peine d'un an de prison avec sursis à l'encontre de la directrice du magasin Tati Barbès. 

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Malgré la confirmation de cette peine, le beau-fils de la victime a déploré l'absence d'empathie de l'accusée. "En fait, j'aurais souhaité qu'elle reconnaisse, avec une certaine humanité, le mal qu'elle a fait. Mais elle ne l'a pas fait", a-t-il déclaré. Une absence de regrets et d'émotions qui sera "un manque éternel" pour sa famille. 

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