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Harcèlement scolaire : 18 mineurs se sont suicidés depuis le début de l'année en France

Depuis le 1er janvier 2021, 18 enfants se sont donnés la mort en France. Les associations de lutte contre le harcèlement scolaire y voient "un effet covid".

Pour les associations, le harcèlement a augmenté avec les confinements liés à la pandémie du coronavirus
Pour les associations, le harcèlement a augmenté avec les confinements liés à la pandémie du coronavirus
Crédit : PHILIPPE LOPEZ / AFP
Romain Giraud

Le chiffre est alarmant. Depuis le 1er janvier 2021, 18 mineurs se sont suicidés en France, victimes du harcèlement scolaire. La dernière en date fut Chanel, 12 ans, qui s'est donné la mort le 30 septembre dernier à son domicile.

"Elle était victime de harcèlement. Quand elle allait à l’école, elle pleurait. Je pense qu’elle se sentait incomprise, mais n’en parlait pas. Pourtant, on est une famille très soudée, on se voit tout le temps", a confié l'une de ses deux sœurs dans La Voix du Nord. Selon l'association "Hugo !", créée par Hugo Martinez, un ancien collégien victime de harcèlement, le suicide de Chanel est donc le 18e de l'année. 

Pour certaines associations comme "Hugo!", "il y a clairement un effet Covid", confie la directrice générale Pauline Frey, dans les colonnes de Ouest France : "Durant les confinements, les enfants ont eu accès à des objets connectés, à des tchats en ligne, ce qui a accentué le cyberharcèlement", affirme-t-elle. En 2020, lors du confinement de mars, la Haute autorité de santé affirmait que le suicide était "la deuxième cause de décès chez les 15-24 ans".

Pour remédier à cela, l'association souhaite que le harcèlement scolaire soit reconnu comme un délit :"Pas pour tirer à boulets rouges sur les harceleurs, qui ont souvent un vécu de mal-être ou de violences intrafamiliales, mais pour que les victimes soient reconnues par la justice et prises en charge, car entre les rendez-vous chez le psychologue, un ergothérapeute ou un diététicien, en raison des problèmes associés d’anorexie et de boulimie, on peut vite monter à 500 euros par mois", déplore Paulien Frey. 

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