1 min de lecture Benjamin Griveaux

Paris : ouverture du procès de cinq "gilets jaunes" pour une intrusion au ministère de Griveaux

Cinq "gilets jaunes" sont jugés à Paris pour avoir forcé en janvier 2019 l'entrée du ministère de l'ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Le député LREM avait dénoncé une "attaque inadmissible contre la République".

Benjamin Griveaux à l'Assemblée nationale, le 16 juin 2020.
Benjamin Griveaux à l'Assemblée nationale, le 16 juin 2020. Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

Cinq "gilets jaunes" sont soupçonnés d'avoir forcé, le 5 janvier 2019 avec un chariot élévateur, l'entrée du ministère de l'ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Après de nombreux renvois, leur procès s’est ouvert, mercredi 28 octobre, deux ans après les faits qui étaient intervenus lors de la huitième journée de mobilisation (acte 8) des "gilets jaunes".

Plusieurs dégradations et le vol du chariot élévateur qui avait servi à enfoncer les portes de l’établissement, situé rue de Grenelle à Paris, font l’objet de ce jugement. Contraint d'évacuer ses locaux, M. Griveaux avait dénoncé une "attaque inadmissible contre la République".

Parmi les militants mis en cause, Romain M., est le seul à avoir reconnu sa responsabilité. Il a admis avoir été aux commandes du chariot-élévateur et s'être "laissé entraîné par une foule en délire". Il a toutefois déclaré qu’il ne savait pas que le bâtiment abritait un ministère. "Quand on prend du recul, on parle d'une porte défoncée", a expliqué son avocat, Yann Moreau, avant l'audience.

Une "justice spectacle" dans la précipitation ?

Certains des prévenus ont exprimé leur incompréhension et leur impatience face à la longueur des démarches judiciaires. De fait, ce procès, qui doit durer deux jours, a été plusieurs fois reporté, principalement pour des irrégularités dans la procédure. La défense avait alors dénoncé une volonté de rendre une "justice spectacle" dans la précipitation.

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Ce dossier est "aberrant", estime Maître Yann Moreau. "Il n'y a pas eu d'exploitation des éléments techniques avant de juger ce dossier, ce qui explique en partie le retard", a-t-il noté. Et de renchérir : "Cette affaire aurait mérité plus d'investigations au départ, afin d'être jugée plus vite".

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